Les musiciens de jazz




W.C. Handy

Le père du blues : compositeur, cornettiste, chanteur et chef d’orchestre américain, W.C. Handy est resté pour la postérité comme celui qui a posé le modèle théorique du blues. Songwriter, auteur de multiples chansons, il a fait passer ce qui était encore un style régional traditionnel à un statut de genre fondateur de la musique jazz.


Buddy Bolden

« The First Man in Jazz » : comettiste et chef d’orchestre américain, Buddy Bolden fut considéré comme le premier homme du jazz. Contemporain de Scott Joplin et des ses ragtimes, il avait entendu aussi les cantiques chantés dons les églises Noires, les worksongs des esclaves sur les chemins de fer ou dons les champs de coton, et le blues des musiciens ruraux. Enfant de la Nouvelle-Orleans, il fut le premier musicien à faire danser les habitants de la ville sur du Jazz. Mais Buddy restera à jamais une énigme, qui a rejoint la légende... Aucun document sonore, aucun détail sur son passé, et une seule photo prise avec son orchestre en 1905.


King Oliver

Un pionnier du jazz : cornettiste, compositeur et chef d’orchestre américain, Joe "King" Oliver était un enfant de la Louisiane, terre du jazz dont il fut l’un des éclaireurs. Il incarna l’ère de l’improvisation collective qu’il contribua à structurer. Il connut la gloire à Chicago avec son Créole Jazz Bond, que l’on se pressait d’aller écouter après le travail. Grâce à lui, le mouvement qui était en train de naître rencontra une audience de plus en plus large.



Jelly Roll Morton

Le dandy, le précurseur... : pianiste, chanteur, compositeur, chef d’orchestre et arrangeur américain, Jelly Roll Morton fut une figure transitoire importante de l’Histoire du jazz. Il illustra le passage du ragtime de l’ère Scott Joplin à celle des premières sessions de piano jazz. Puis à la musique orchestrale collective improvisée de style new orleans, il opposa des arrangements écrits, préparant le terrain aux big bands des années 1930. Il faut ajouter aussi combien le personnage était excentrique et parfois mégalomane: ses cartes de visite portaient des mentions comme "Inventor of jazz", "Origlnator of Stomp and Swing" ou encore "World’s Greatest Hot Tune Writer" ! Même si tout cela était loin d’être faux...


Bessie Smith

L’impératrice du blues : chanteuse de jazz américaine, Bessie Smith a marqué à jamais l’histoire du blues classique. Avec sa belle et ample voix de contralto, sa diction expressive, sa beauté voluptueuse, elle suscita l’admiration de ses pairs. Bessie chantait avec un réalisme parfois tragique la misère, les souffrances amoureuses, te combat des Noirs pour la liberté...



Sidney Bechet

La sonorité du soleil : compositeur, clarinettiste et saxophoniste américain, Sidney Bechet fut l’une des figures les plus populaires du jazz et l’un des premiers musiciens réellement cosmopolites. Formé dans la grande tradition créole louisianaise, il trouva son plein épanouissement sur le saxophone soprano auquel il donna ses lettres de noblesse.. Par la force de son expressivité et son sens du swing, il régna sans cesse sur ses accompagnateurs. En interprétant des morceaux comme Petite fleur ou Dans les rues d’Antibes, mêlant le blues du Mississippi aux danses européennes, il fut de ceux qui incarnèrent le jazz à la française dans les années 1950. Improvisateur-né, il n’eut jamais besoin de savoir lire une partition...



Fletcher Henderson

Le précurseur du swing : pianiste, chef d’orchestre, arrangeur et compositeur américain de jazz, Fletcher Henderson fut le leader inspiré de nombreuses formations et dirigea les plus grands musiciens d’avant-guerre. L’Histoire du jazz lui doit d’avoir été le premier grand architecte de big band. Il transposa les polyphonies et les improvisations collectives de l’époque new-orleans en sections d’orchestre cohérentes. Il inventa les riffs et le background pour soutenir l’intervention de ses solistes, donna de la couleur à ses arrangements, équilibra les timbres instrumentaux, et posa de cette façon un à un les éléments fondamentaux du swing.


Duke Ellington

Duke la classe : géant du Jazz à l’égal de Louis Armstrong, "The Duke" fut l’un des compositeurs les plus prolifiques du XXème siècle, autant qu’un arrangeur de génie et un pianiste talentueux. En recherche constante d’esthétisme et de raffinement orchestral, il dirigea son big bond comme on joue de son instrument, cherchant à lui donner une sonorité propre. Animé par ailleurs d’un véritable esprit missionnaire, il parcourut le monde à la rencontre de tous les publics, se produisant aussi bien dans les bars obscurs que dans les salles de concert les plus prestigieuses.



Louis Armstrong

Le père du jazz : musicien et chanteur au charisme exceptionnel, Louis Armstrong - dit "Satchmo" - est pour toujours au sommet de la légende du jazz. Surclassant ses contemporains par la virtuosité et la subtilité de ses improvisations à la trompette, il enchanta aussi les foules de son scat si chaleureux et créatif. Ambassadeur infatigable de sa musique, donnant une multitude de concerts à travers le monde entier, if contribua grandement à imposer le jazz comme un courant majeur du XXème siècle.



Bix Beiderbecke

Le jeune homme à la trompette... : cornettiste et pianiste, Bix Beiderbecke est entré à 28 ans dons la légende comme l’archétype de l’artiste romantique et passionné, fauché en pleine jeunesse. Au cornet, son phrasé élégant, son lyrisme mélancolique et la douceur de son timbre préfiguraient ce qui deviendrait le jazz cool après la Seconde Guerre Mondiale. Au piano, Bix s’inspira particulièrement de l’esthétique impressionniste des compositeurs fronçais comme Debussy et Ravel.

@ http://fr.wikipedia.org/wiki/Bix_Beiderbecke


Coleman Hawkins

« Hawk » le sax’ ténor : saxophoniste de jazz américain, Coleman Hawkins fut l’un des plus grands solistes du middle jazz. S’appuyant sur une solide technicité instrumentale, il donna le premier ou saxophone ce son plein, expressif et sensuel qui fit de l’instrument une sorte d’emblème du jazz. Seul Lester Young fut capable en son temps de proposer une autre approche du saxophone.


Glenn Miller

Ce cher disparu... : chef d’orchestre, compositeur, arrangeur et tromboniste de jazz, Glenn Miller fut une figure marquante de la musique américaine, dont la mémoire n’a jamais rien perdu de sa vivacité. Un personnage, une présence, un style, un son, une volonté, et aussi le patriotisme d’un musicien qui n’hésitera pas à se faire enrôler dans l’U.S. Air Corps pour soutenir les soldats partis au combat. Il était à la fois un jazzman populaire et un chef de musique militaire moderniste, qui, n’en déplaise aux puristes, a bien mérité sa place dans la légende...


Fats Waller

Le stride, l’humour et le spectacle : pianiste, chanteur, organiste, compositeur et humoriste de scène, Fats Waller fut en son temps une véritable vedette. Homme de spectacle truculent et énergique autant que musicien doué et travailleur, il participa à plusieurs comédies musicales et signa des succès de légende. Sa main gauche puissante en fit aussi un héros du piano stride, et sa magistrale technique de jeu à l’orgue lui assura la paternité d’une longue lignée d’organistes jazzmen.



Count Basie

La fabrique du swing : chef d’orchestre, pianiste et organiste, Count Basie fut pendant près d’un demi-siècle l’une des principales figures du jazz. Avec ses orchestres, véritables entreprises de swing, il enchanta le public new-yorkais avant de partir à la conquête des mélomanes sur tous les continents. Son écriture et son jeu par sections furent une référence en matière de précision, laissant toujours une gronde liberté aux solistes.


Stéphane Grappelli

Le violon, le jazz et la joie ! : violoniste, compositeur et jazzman français, Stéphane Grappelli fut un authentique amoureux de la musique qui fit tomber comme des châteaux de cartes les frontières entre les arts savants, classiques et populaires. Grande musique, jazz, chanson et musiques tziganes prenaient sous son archet les couleurs d’un swing souriant, espiègle et d’une extrême sensibilité. Il fut le créateur, aux côtés de son partenaire Django Reinhardt, du Quintette du Hot Club de France.



Benny Goodman

Success story ! : clarinettiste et chef d’orchestre de jazz américain, Benjamin David "Benny" Goodman fut de ceux qui propagèrent le swing dans toute l’Amérique, créant même sa propre émission de radio sur NBC. Doté à la clarinette d’une impeccable technique - qui lui autorisa une carrière parallèle de concertiste classique -, il passa maître dans l’art de l’improvisation, parsemant ses performances de ces joyeux glissandi ou autres arabesques qui faisaient partie de sa personnalité musicale. Goodman fut aussi celui qui défia les lois raciales en intégrant des musiciens Noirs au sein de son orchestre.



Lionel Hampton

Le vibraphone en soliste : vibraphoniste, pianiste, percussionniste et chef d’orchestre de jazz américain, Lionel Hampton dit "Hamp" fut le premier à donner ses lettres de noblesse au vibraphone en te propulsant au rang d’instrument soliste.
Véritable showman et musicien populaire, il a traversé toute l’Histoire du jazz en associant son nom à ceux de Louis Armstrong, Benny Goodman, Charlie Parker ou encore Dexter Gordon.


Art Tatum

À l’unanimité ! : pianiste de jazz, américain, Art Tatum fut un inénarrable interprète, admiré de ses pairs autant que de personnalités de la musique classique comme Vladimir Horowitz et même Sergueï Rachmaninov. Adepte du blues et du swing, il impressionna par son incroyable technique, la puissance de son jeu et la finesse de son toucher. la créativité de ses improvisations et son génie harmonique faisaient aussi de lui un artiste en avance sur son temps.


Lester Young

« Le Président » : saxophoniste ténor, clarinettiste et compositeur américain, lester Young fut le précurseur du Jazz cool, opposant au jeu tendu et puissant de Coleman Hawkins des solos aériens, semblant flotter sur la pulsati0n de l’orchestre. Personnalité solitaire, introvertie et instable, il trouva en Billie Holiday une âme sœur comprenant ses blessures et avec laquelle il réalisa des enregistrements historiques. le tournant de sa vie fut son incorporation dans l’armée américaine, qui le meurtrit à jamais...



Django Reinhardt

Le Gitan : compositeur et guitariste issu d’une famille tzigane, Django Reinhardt est considéré comme le fondateur du jazz gitan. Autodidacte, ne sachant pas lire la musique, mais improvisateur et virtuose incomparables, il dicta sur sa guitare ses compositions à ses partenaires. Il fut aussi un ambassadeur important pour la culture d’un peuple victime de génocide et discriminations.


Billie Holiday

« Lady Day » ! : aujourd’hui au panthéon des chanteuses de jazz américaines avec Bessie Smith, Sarah Vaughan et Ella Fitzgerald, Billie Holiday a bien mérité la reconnaissance et l’amour dont elle fut privée par une destinée malheureuse et tragique. C’est dans le chant qu’elle trouva parfois un peu de paix et de liberté. Sa vie douloureuse emplissait le timbre de sa voix : rocailleuse, sensuelle, un peu traînante, et tellement sublime sur chacun de ses mots...



Charlie Christian

Un foudroyant guitariste ! : guitariste de jazz américain, Charlie Christian est celui par qui la guitare électrique fit une entrée fulgurante dans le swing, le blues et le bebop naissant. En précurseur de l’instrument, il a aussi ouvert la voie à des légendes du rock’n roll comme B.B. King et Jimi Hendrix... Et si tout cela n’était pas arrivé, on dit que Charlie Christian, grand joueur de base-ball, serait certainement passé professionnel !


Dizzy Gillespie

Aux sources du bebop : trompettiste, compositeur, arrangeur, chanteur et chef d’orchestre de jazz américain, Dizzy Gillespie fut avec Miles Davis et Louis Armstrong l’une des trois plus importantes trompettes de l’Histoire du jazz. Musicien de la première heure dans le style be-bop, il a aussi contribué à introduire les rythmes latino-américains dans le jazz. Chacun connaît sa silhouette originale avec sa trompette au pavillon en hauteur, ses joues gonflées à bloc, sa vitesse de jeu époustouflante et sa joie communicative qui firent de lui l’un des jazzmen les plus populaires du 20ème siècle.



Thelonious Monk

« Melodious honk » : pianiste et compositeur de jazz américain, Thelonious Monk fut l’un des grands prêtres fondateurs du be-bop et signa quantité de standards du répertoire. Musicien audacieux et avant-gardiste, improvisateur complexe et intellectuel, il se forgea un style rythmiquement surprenant, un discours cherchant la dissonance et une approche personnelle de l’harmonie. Monk était véritablement un personnage intriguant, secret, parfois incompris mois toujours fascinant pour les connaisseurs.



Ella Fitzgerald

« First Lady of the Song » ! : chanteuse de jazz américaine, Ella Fitzgerald a illuminé le monde musical de sa voix chaleureuse et virtuose pendant près d’un demi-siècle. Elle fut dans son art la plus complète de toutes : grande maîtrise technique, sens de l’improvisation, souplesse vocale, pureté de l’expression, aisance dans tous les styles... Elle aura toujours su progresser et mûrir au contact des musiciens qui partagèrent sa carrière, tels Chick Webb, Dizzy Gillespie, Count Basie ou encore Louis Armstrong.


Art Blakey

Le pilier des Jazz Messengers : batteur et chef d’orchestre de jazz américain, Art Blakey fut à la fois l’un des grands de l’ère bebop, et un pionnier du mouvement hard-bop. Fondateur et leader des Jazz Messengers, il a su aussi donner leur chance à nombre de talents naissants des jeunes générations. La batterie, réduite avant lui à une fonction d’accompagnement rythmique, est devenue à travers son jeu athlétique un véritable instrument soliste et directeur.



Charlie Parker

« Bird » la légende : compositeur et saxophoniste de jazz américain, Charlie Parker est considéré comme l’un des plus grands génies que cette musique ait connu. Celui que l’on surnommait "Bird" (l’oiseau), fut un maître-concepteur du bebop, conduisant à travers ses improvisations complexes l’auditeur aux frontières de l’inouï... Son ascension fulgurante, autant que sa déchéance tragique, ont gravé à jamais son personnage dans les mémoires.


Erroll Garner

Une émotion particulière : pianiste et compositeur de jazz américain, Erroll Garner apprit son art en autodidacte et ne sut jamais lire 10 musique. Il développa une originalité et un style mélodique typique qui lui valurent une grande popularité, et même une affection particulière de la part d’un public qui appréciait aussi en lui l’homme malicieux et souriant. Un titre mythique flotte au-dessus de son œuvre toute entière : Misty.



Charles Mingus

La contrebasse rageuse... : contrebassiste, compositeur, chef d’orchestre et pianiste de jazz américain, Charles Mingus eut une connaissance et une maîtrise de plusieurs courants: gospel, blues, new-orleans, bebop, hard-bop, free-jazz... Également admirateur des compositeurs européens (Strauss, Debussy, Bartok, Stravinsky), il s’illustra dans le mouvement Third Stream, dont l’objet était la fusion entre le classique et le jazz. Mingus était aussi connu pour son activisme contre le racisme, son intégrité artistique et son tempérament affirmé qui le conduisirent à souvent crier haut et fort sa révolte !


Toots Thielemans

Le jazz et l’harmonica : harmoniciste, guitariste, siffleur et compositeur de jazz belge, Toots Thielemans est la légende vivante de l’harmonica. Du jazz à la pop music, en passant par la télévision et la musique de films, il a promené son talent, son humour et sa Jeunesse entre l’Europe et les États-Unis, laissant à chaque fois un public conquis. Son plus joli succès restera la composition de Bluesette, séduisante page où on le découvre siffleur.


Dexter Gordon

Un maître de la ballade : saxophoniste et compositeur de jazz américain, Dexter Gordon fut l’une des plus brillantes figures du bebop. Héritier à la fois de Lester Young, pour sa nonchalance, et de Coleman Hawkins, pour sa sonorité puissante, il est inscrit dans une lignée de saxophonistes légendaires, poursuivie par John Coltrane et Sonny Rollins.


Bud Powell

Le « Charlie Parker du piano » ! : pianiste et compositeur de jazz américain, Bud Powell s’est imposé comme le grand interprète du be-bop au piano. Par sa technique phénoménale, ses idées mélodiques débordantes et son sens rythmique hors pair, il a inspiré la plupart des pianistes des années 1950. Et Bill Evans d’en témoigner : "Si je devais choisir un seul musicien pour son intégrité artistique, pour l’originalité incomparable de sa création, mais aussi pour la grandeur de son oeuvre, ce serait Bud Powell. Personne ne lui arrive à la cheville...".


Jay Jay Johnson

Le meilleur : tromboniste, compositeur, arrangeur et chef d’orchestre de jazz américain, Jay Jay Johnson sut mieux que personne adapter son instrument au langage virtuose du bebop. Doué d’un jeu d’une rare précision, d’une impeccable de justesse, d’un staccato net et d’une incroyable dextérité pour manier la coulisse - la légende rapportant que beaucoup croyaient en l’écoutant qu’il jouait du trombone à pistons -, le tout enrobé d’une sonorité ronde et veloutée, Johnson s’imposa comme le meilleur tromboniste de sa génération.


Sarah Vaughan

« La Divine » : chanteuse et pianiste de jazz américaine, Sarah Vaughan fut, avec Billie Holiday, et Ella Fitzgerald, l’une des trois plus grandes chanteuses de l’Histoire du jazz. Dotée d’une tessiture qui n’avait rien à envier à celle des cantatrices, elle était capable d’effectuer bien des acrobaties vocales, passant d’un registre à l’autre avec une déconcertante désinvolture et modulant son volume sonore avec la même facilité qu’un instrumentiste. Mais au delà de la maîtrise technique, il y avait un formidable sens de l’improvisation par le scat, une grande élégance dans l’interprétation, et bien sûr la couleur d’une voix chaude au vibrato unique. Sarah Vaughan toucha un très large public en chantant aussi bien avec des orchestres de jazz ou de variété que des formations symphoniques.


Wes Montgomery

Une étoile filante de la guitare : guitariste et compositeur de jazz américain, Wes Montgomery reprit dans les années 1960 le flambeau de la guitare jazz en poursuivant la voie ouverte par ses deux illustres prédécesseurs : Django Reinhardt et Charlie Christian. Bluesman dans l’âme, il développa à force de travail une technique bien à lui, se passant de médiator pour jouer avec le pouce de sa main droite. Que ce soit en single notes, en accords ou en octaves, il obtint ainsi une sonorité douce et colorée - à mi-chemin entre celle d’une guitare acoustique et d’une guitare amplifiée -, signant par la même occasion son jeu d’une exceptionnelle vélocité. Malgré une trop courte carrière, son style servit de modèle à toute une génération de guitaristes.



Oscar Peterson

Pianiste de stars... : pianiste et compositeur de jazz canadien, Oscar Peterson fut l’une des plus hautes et plus populaires figures du jazz pendant toute la seconde moitié du 20ème siècle. Virtuose d’exception au swing énergique, improvisateur talentueux, il a su s’adapter à des partenaires prestigieux dans des styles diversifiés, s’inscrivant dans une lignée d’artistes dits "mainstream". Ses compositions, hautes en couleur, ont contribué à la grandeur du Canada.



John Coltrane

Aux frontières du jazz : saxophoniste, compositeur et chef de formation de jazz, John Coltrane envisagea sa vie musicale comme une quête spirituelle et esthétique. Révolutionnaire et à l’avant-garde du jazz moderne dans les années 1960, il a ouvert l’avenir au point que l’on s’accorde à considérer qu’il y aura eu un avant et un après Coltrane dans l’Histoire du genre. Styliste du saxophone ténor, il repoussa sans cesse les limites de l’expressivité, nourrissant sa créativité d’éléments culturels, musicaux et techniques remarquables: influence des musiques indienne et africaine, explorations modale et polytonale, imagination mélodique hors du commun, sonorité pleine et puissamment timbrée sur 3 octaves, émissions di phoniques, nappes sonores, etc.


Miles Davis

Un son d’avance : trompettiste, compositeur et chef d’orchestre de jazz américain, Miles Davis écrivit une partie importante de l’histoire de cette musique au 20ème siècle. À la pointe de presque toutes les évolutions, il fut parmi les pionniers du cool jazz, du hard bop, du jazz modal et du jazz-rock, livrant à chaque courant des albums emblématiques, et démontrant une capacité à révéler les meilleurs musiciens de chaque nouvelle génération. Son jeu à la trompette se caractérisait par une grande sensibilité musicale et un son feutré, fragile, embrumé par l’utilisation de la sourdine Harmon.


Stan Getz

« The Sound » : saxophoniste ténor de jazz américain, Stan Getz reste comme le chef de file du cool et l’un des tenants de l’immense vogue de la bossa nova. Inconditionnel de Lester Young, il fut au saxophone un improvisateur chevronné à la technique la plus aboutie, capable de jouer autant dans des styles virils comme le be-bop, que dans des discours lyriques aux tonalités plus aériennes. On le surnomma "The Sound" pour sa sonorité ample, douce et chaleureuse, qui servait son swing nonchalant, élégant et parfois mélancolique.



Gerry Mulligan

Un saxophone à part... : saxophoniste baryton, pianiste, compositeur, arrangeur et chef d’orchestre de jazz américain, Gerry Mulligan a donné à son instrument le statut de soliste qu’il n’avait pas allant lui. Sur fond de contexte d’essor du jazz West Coast, il s’exprima dans un style bien à lui, emprunt de pudeur, de sensibilité et de discrétion. En tant qu’arrangeur ou compositeur, il a contribué à plusieurs sessions marquantes de l’Histoire du jazz, dont l’illustre Birth Of The Cool avec Miles Davis.


Martial Solal

À facettes multiples... : pianiste, compositeur, arrangeur et chef d’orchestre de jazz français, Martial Solal est une référence internationale tant dans le jazz moderne que dans la musique de films. Rigoureux et perfectionniste mais non dénué d’humour et de flegme, il est tel un architecte de la liberté, cultivant une esthétique singulière : il aime à jouer tout en ruptures, paraphrases, court-circuits et dérapages, déployant avec tant d’intelligence une inépuisable palette improvisatrice.


Eric Dolphy

Le météore... : saxophoniste, flûtiste, clarinettiste et compositeur de jan américain, Éric Dolphy fut un poly-instrumentiste au jeu baroque, convulsif et imprévisible. Celui qu’on nomme dans les milieux du jazz le "passeur" avait fait la jonction entre le be-bop et l’avènement d’un free-jazz auquel il imposa sa vision iconoclaste. Parmi les partenaires de sa fulgurante carrière : Charles Mingus, John Coltrane et Ornette Coleman.


Chet Baker

Le roman noir : trompettiste, bugliste et chanteur de jazz américain, Chet Baker est entré dans la légende par la force d’une destinée tragique autant que par la fragilité bouleversante de son jeu. Son legato d’une finesse extrême, ses interprétations pleines de douceur, de tendresse et de mélancolie ont fait de lui un personnage attachant et romantique. Avec son allure de James Dean et sa voix délicate, il n’a cessé de susciter une adoration qui a largement dépassé les frontières du jazz.



Bill Evans

Un pianiste romantique : pianiste et compositeur de Jazz américain, Bill Evans a connu une existence marquée par plusieurs drames personnels, qui résonnèrent souvent dans sa sensibilité musicale. Doté d’un profond feeling, d’un subtil sens rythmique et d’une réelle culture classique (Debussy, Ravel, Stravinsky, Scriabine, Rachmaninov...), il jouait de façon introspective, replié et penché sur son piano, un peu à la façon d’un Glenn Gould auquel il fut parfois comparé. Son répertoire reprenait en grande partie des standards de Broadway et Tin Pan Alley, avec une prédilection pour les valses.


Ray Charles

« The Genius » ! : chanteur, pianiste, organiste, chef d’orchestre et compositeur américain, Ray Charles sut vaincre ses handicaps sociaux, physiques et raciaux pour devenir l’un des plus grands musiciens Noirs de l’Histoire de l’Amérique. Figure du jazz, de la soul et du rhythm and blues, il était éclatant de charisme et entraînait son public de sa voix rauque, tantôt rageuse, brûlante ou sensuelle.



Clifford Brown

Un génie fugitif : trompettiste et compositeur américain de jazz, Clifford Brown fut enlevé à la musique à 25 ans à cause d’un tragique accident de la route. Éblouissant tenancier du hard bop, disciple de Fats Navarro, "Brownie" possédait un jeu puissant, aux attaques incisives, à la vélocité parfaitement maîtrisée, qui se complétait à merveille avec le talent de son meilleur associé : le batteur Max Roach.



Ornette Coleman

La révolution : saxophoniste et compositeur américain de jazz, Ornette Coleman est l’un des précurseurs du free-jazz dans les années 1950-60. Par sa théorie de l’harmolodie, consistant à faire jouer simultanément par plusieurs musicien. la même mélodie à différentes hauteurs, il a trouvé un moyen de rompre avec les conventions langagières de la musique occidentale et de bouleverser les codes du jazz. Souvent incompris ou controversé, it eut aussi ses défenseurs, comme en témoigne cette déclaration du fondateur du Modern Jazz Quartet, John Lewis : "Ce que fait Ornette Coleman est la chose la plus importante qui soit arrivée depuis les innovations de Parker et Gillespie au milieu des années 1940."



Sonny Rollins

« Le Colosse du jazz » : saxophoniste et compositeur de jazz américain, Sonny Rollins est avec Coleman Hawkins, Lester Young et John Coltrane l’une des quatre légendes du saxophone ténor. Doté d’un jeu puissant et énergique, il a démontré une capacité d’improvisation hors du commun, déconstruisant et reconstruisant les thèmes à sa façon, avec un réel sens de la progression dramatique.



Joe Zawinul

L’as des claviers : pianiste, claviériste et compositeur de jazz autrichien, Joe Zawinul fut un inspirateur de premier plan pour le mouvement électric-jazz. Fondateur du groupe historique Weather Report et pionnier des claviers électro-acoustiques et électroniques, il explora les moyens techniques de ses instruments sons jamais perdre en transparence.



Cecil Taylor

La rupture... : compositeur, poète et pianiste de jazz américain, Cecil Taylor fut avec Ornette Coleman l’un des créateurs du free-jazz. Très à l’avant-garde au point d’en être longtemps incompris de ses pairs, il s’inspira autant des musiques contemporaines que des musiques traditionnelles africaines ou amérindiennes. Son jeu, tout en intensité et en vitesse, était fait de performances physiques menant parfois à la transe.


Wayne Shorter

Un grand du jazz moderne : compositeur et saxophoniste (ténor et soprano) de jazz américain, Wayne Shorter a connu trois grandes étapes dans sa carrière, au sein des Jazz Messengers, aux côtés de Miles Davis, et enfin avec le groupe Weather Report.



Don Cherry

Le créateur : trompettiste, flûtiste, percussionniste, pianiste et compositeur américain, Don Cherry est considéré comme l’un des précurseurs de la world music. Il incorpora dans son art les éléments d’autres cultures musicales (Inde, Moyen-Orient, Afrique, Asie) à la recherche d’une musique universelle. Sa carrière est intimement liée à celle d’un autre pionnier du free jazz, le saxophoniste Omette Coleman auprès duquel il fut très tôt associé.


Herbie Hancock

Un artiste « caméléon » ! : compositeur, arrangeur, chef d’orchestre, claviériste et pianiste de jazz américain, Herbie Hancock a d’abord été un jeune prodige faisant sensation ou début des années 1960. Puis sa carrières est rapidement développée à la mesure de son brio et de son ouverture aux courants modernes, mêlant à sa vision du jazz des éléments de soul, de funk, de hip-hop, de rock ou de disco. Il a aussi été parmi les pionniers des synthétiseurs, sachant faire rimer expérimentations électroniques avec succès commerciaux, tant son accessibilité musicale lui a toujours assuré les faveurs du public.


Chick Corea

La vivacité et le lyrisme : compositeur, pianiste et claviériste de jazz américain, Chick Corea est, à l’instar de ses compères Herbie Hancock ou Keith Jarrett, l’un des grands jazzmen occupant le devant de la scène depuis les années 1960. Aussi brillant au piano classique qu’avec des claviers électroniques et synthétiseurs, il s’est illustré dons les courants post-bop, latino-jazz, free jazz et surtout jazz fusion, mouvement dont il compte parmi les précurseurs. Artiste très prolifique, il a à son actif plus de 100 disques comportant de nombreux titres de sa composition.


John McLaughlin

Le « Mahavishnu » : guitariste, pianiste, claviériste et compositeur de jazz britannique, John McLaughlin a été un explorateur en matière de fusion et de world jazz. Maître respecté et influent de la guitare, virtuose à la technique relevant presque de l’exploit, il a aussi retenu l’attention par un jeu enrichi durant sa carrière d’un large éventail de styles : classique, rock and roll, jazz, flamenco, musique indienne... Il porte haut des valeurs d’ouverture, de métissage et de spiritualité.



Keith Jarrett

Le jazz vivant : compositeur, pianiste et poly-instrumentiste (orgue, clavecin, clavicorde, guitare, saxophone, flûte, percussion, chant) américain, Keith Jarrett est une référence dans l’improvisation contemporaine. Cultivant un art issu de la tradition, du folklore, du jazz, du gospel et de la musique classique européenne, il est l’un des rares pianistes de sa génération à ne pas avoir succombé aux sirènes de l’électronique...



Pat Metheny

Éclectique guitariste : compositeur et guitariste de jazz américain, Pat Metheny pratique une musique guidée par sa grande curiosité des cultures. Il a su brasser autant les genres et artistes venus d’horizons variés (be-bop, country, free-jazz, rock, classique et musiques du monde) que les techniques (acoustique, électrique ou électronique).



Wynton Marsalis

La nouvelle star ! : trompettiste, chef d’orchestre et compositeur américain, Wynton Marsalis est l’un des plus brillants musiciens du moment, qui s’est imposé aussi bien en jazz qu’en musique classique. Une virtuosité exceptionnelle (avec un instrument spécialement redessiné pour en étendre les possibilités), mais aussi un style - une esthétique devrait-on dire - qui illustrent un naturel retour aux racines du bebop. Marsalis est par ailleurs connu pour être un pédagogue, consultant et ambassadeur idéal pour la promotion du jazz dans le monde.


Michel Petrucciani

P'tit génie : compositeur et pianiste de jazz français, Michel Petrucciani a bien malgré lui brisé le cœur de nombreux fans en disparaissant un sale jour de janvier 1999... La vie l’avait placé en sursis dès sa naissance, alors c’est à travers l’étau de l’urgence qu’il se consuma dans son art jusqu’à l’assaut final de la maladie. Musicien attachant et envoûtant, il s’était constitué un répertoire très varié, fait de ballades, de swing et de douces tonalités brésiliennes.



Diana Krall

La maîtrise et le charme : pianiste et chanteuse de jazz canadienne, Diana Krall a su séduire un large public tout en gagnant le respect de la critique. Dans son style tout en sobriété et en élégance, elle dévoile un swing réjouissant, proposant une relecture des classiques du jazz des années 1930-40.