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Shared Piano : invitez vos amis à jouer de la musique !

Shared Piano : invitez vos amis à jouer de la musique !



Invitez vos amis à jouer de la musique en direct avec vous sur le Web avec le piano partagé !
Shared Piano est un nouvel outil de Google pour l'enseignement de la musique à distance et la collaboration qui vous permet de jouer ensemble en direct. Vous pouvez jouer sur des claviers MIDI ou d'ordinateur avec jusqu'à 10 personnes à la fois. Vous n'avez pas besoin de vous connecter ou d'installer quoi que ce soit. Envoyez simplement un lien et commencez à jouer ensemble.

La Moldau de Smetana

La Moldau de Smetana



Présentation de l'oeuvre

Má Vlast (Ma patrie) est un cycle de six poèmes symphoniques de Smetana. Fidèle à ses convictions patriotiques, Smetana évoque l'histoire ou les paysages de son pays, la Bohême. Le second, Vltava, est la pièce la plus célèbre du cycle, connue également sous son nom allemand La Moldau (Die Moldau). Vltava est le nom de la rivière qui traverse Prague et une grande partie de la Bohême avant de rejoindre l'Elbe dont elle est un affluent. La pièce se constitue de tableaux évoquant les bois, les danses paysannes (rythme de polka) et les nuits magiques de la Bohême. C'est en seulement 18 jours que Bedrich Smetana compose Vltava (la Moldau), son oeuvre la plus connue.

« Deux petites sources jaillissent à l'ombre de la forêt, l'une chaude et agile, l'autre froide et endormie. Elles s'unissent. Leurs prestes vaguelettes clapotent entre les cailloux et vibrent au soleil. Dans sa course hâtive, le torrent devient une petite rivière, la Vltava, qui se met en route à travers le pays tchèque dans un bruissement toujours plus ample. Elle traverse les fraîches prairies où le peuple chante et danse au son des notes campagnardes. Au clair de lune, les fées des eaux, les roussalkas, y rondent et s’y ébattent sur le flot argenté, dans lequel plus loin se mirent les châteaux revêches, contemporains de la vieille gloire et des vertus guerrières. Dans les défilés de Saint-Jean, elle écume en cascade, se faufile à travers les rochers et fend les vagues contre les rochers épars. Puis s’étalant dans son lit élargi, elle roule majestueusement vers Prague, où l’accueille Vysehrad, antique et solennel. Ici, en pleine force et gloire, le Vysehrad se perd aux yeux du poète dans les lointains infinis. » (Smetana)

Manuscrit de la Moldau




Titre de l’œuvre : La Moldau (1874)
Compositeur : Bedrich Smetana (1824-1884)
Nationalité : tchécoslovaque
Siècle : XIXème siècle
Epoque : Romantique
Genre : musique savante "classique" : Poème Symphonique

C'est à partir de ceci que Betrich Smetana, alors sourd, composera le second volet du cycle "Ma patrie". L'immense fresque fut entreprise sur 6 ans, de 1873 à 1879, pour la gloire de la nation tchèque, qui vient de gagner son indépendance.
Celui-ci, la Moldau, deviendra le plus connu des 6 poèmes symphoniques, qui composent "Ma patrie". Il n'a pas de forme spécifique puisque celle-ci découle de l'argument mais on pourra l'associer à la forme lied : ABA.

Voici donc le plan détaillé de cette œuvre :

Naissance de la Moldau

L'œuvre commence, nuance piano, en mi mineur, par un thème ondulant aux flûtes accompagnés par les pizzicati des cordes. Ceci représente la première source auquel va s'ajouter la seconde à la clarinette. Les deux thèmes vont d'abord se répondre, se superposer puis dans la vitesse des doubles croches se mélanger. De cet important flux de note va découler le thème principal de la pièce en deux parties, la première ascendante, et la deuxième descendante, ce qui donne l'impression de vagues, le tout en ternaire, plus souple, et donc plus approprié à quelque chose d'oscillant comme de l'eau.

Chasse dans la forêt

Après la sérénité du fleuve arrive la chasse en forêt, d'une atmosphère plus inquiétante à l'image de la gorge aux Loups dans le Freiscuhtz de Weber. Le thème de la chasse est énoncé aux trompettes.

Noces campagnardes

Heureusement, la rivière (et l'orchestre !) retrouve son calme initial et s'approche d'un village où l'on célèbre des noces. En réalité, ce passage n'est qu'un prétexte pour composer une danse populaire tchèque (rappelons que l'œuvre a été écrite pour la nation). Ce nouveau thème est binaire, et en sol majeur, relatif du ton principal.

Clair de lune

Alors que la noce se termine, l'atmosphère se trouble de nouveau : la nuit tombe. Un accord très dissonant amène à la tonalité de lab majeur. L'orchestre est pré-impressionniste, semblant anticiper Claude Debussy, c'est alors que s'élève aux cordes le magnifique et mystérieux chant du clair de lune.

Les rapides de Saint-Jean

La pièce gagne alors en intensité, pour arriver au climax, au moment des rapides de Saint-Jean. Les trompettes entrent et ponctuent les fins de phrase par de lourdes cadences (si si si mi). On est revenu au ton principal. Le nombre de cadence s’accroît, le thème devient alors une pompeuse marche, militaire toujours à la gloire de la nation naissante.

La Moldau élargit son cours

Les cascades de flûtes du début reprennent jusqu'à l'explosion du thème principal, mais en majeur, l'homonyme. La Moldau est arrivée à Prague (thème de Vysherad). La musique décroît les rives s'éloignent. Le tutti ponctue définitivement l'œuvre de deux accords, formant une dernière cadence.











Outils et activités Google pour l'éducation musicale

Outils et activités Google pour l'éducation musicale



Un excellent domaine d'utilisation des outils Google est l'éducation musicale . La technologie peut aider les élèves à créer leur propre musique, ainsi qu'à explorer et à comprendre des concepts musicaux qui pourraient être difficiles à visualiser autrement.

Dans cet article, nous examinerons de nombreux outils de Google, ou qui fonctionnent avec Google, qui peuvent être utilisés pour enseigner, apprendre et créer avec de la musique. Ceux-ci incluent Chrome Music Lab, Song Exploder's Inside Music, AI Duet, Groove Pizza, Mix Lab, Flat et bien d'autres !


# 1 - Chrome Music Lab

https://musiclab.chromeexperiments.com/Experiments

Chrome Music Lab est une collection de 13 "expériences" interactives qui permettent aux utilisateurs de créer, de jouer et d'apprendre avec un large éventail de concepts musicaux. Les expériences incluent Song Maker, Rhythm, Spectrogram, Chords, Sound Waves, Arpeggios, Kandinsky, Melody Maker, Voice Spinner, Harmonics, Piano Roll, Oscillators, and Strings. Ces activités sont également multiplateformes et fonctionnent sur des ordinateurs portables, des tablettes et des téléphones.

Pour une présentation détaillée de chacun des 13 outils de Chrome Music Lab, visitez :
Apprendre la musique, l'art, la science, les mathématiques et plus encore avec Chrome Music Lab




# 2 - Groove Pizza

https://experiments.withgoogle.com/groove-pizza



Groove Pizza est un outil amusant pour créer des rythmes. Vous commencez avec une "pizza", puis ajoutez des temps à trois sonneries différentes, qui peuvent ensuite être lues. Voici comment ça fonctionne :

  • Lancez l'outil sur le site Web : https://apps.musedlab.org/groovepizza
  • Vous pouvez commencer par des "Specials" prédéfinis pour voir ce qui peut être créé, puis les modifier à votre guise.
  • Ou vous pouvez commencer par une pizza "Plain" où vous faites votre rythme à partir de zéro.
  • Vous pouvez ajouter des temps à trois pistes différentes.
  • Vous pouvez faire jusqu'à quatre pizzas groove à la fois qui se joueront les unes après les autres.
  • Vous pouvez changer les instruments comme "Rock", "Techno", "Afro-Latin", "Hip-Hop" et "Jazz".
  • Vous pouvez régler le "Volume", le "BPM" (battements par minute), le "Swing" (pour compenser légèrement certains des battements) et les "Slices" (nombre de battements).
  • Une fois terminé, vous pouvez même télécharger votre création sous forme de fichier .WAV.


Une autre fonctionnalité intéressante de Groove Pizza est son application mathématique :

Si vous cliquez sur le bouton "Angle", les mesures d'angle pour chaque sommet seront affichées. Cela peut être un moyen utile d'enseigner ou de renforcer le concept de la somme des angles intérieurs d'un polygone.
Vous pouvez également cliquer sur le bouton "Polygon" pour ombrer les formes de votre pizza. Cela peut être lié à l'étude de différents polygones.
Enfin, les fractions peuvent être visualisées à l'aide de la pizza groove, ainsi que la possibilité de modifier le nombre de "Slices" (tranches) qui peuvent être appliquées à la comparaison des fractions et des fractions équivalentes.



Pour en savoir plus sur le fonctionnement de cet outil, consultez la vidéo ci-dessous de Google :





# 3 - Mix Lab

https://experiments.withgoogle.com/voice/mixlab

Mix Lab est une expérience Google qui vous permet d'utiliser des commandes vocales pour créer de la musique. Cela peut être une bonne façon de voir comment différents instruments et styles musicaux peuvent être utilisés ensemble pour créer des sons uniques. Voici comment ça fonctionne :


  • Vous pouvez lancer l'outil à partir du site Web à https://mixlab.withgoogle.com/
  • Ou vous pouvez simplement dire "Hey Google, talk to MixLab" lorsque vous utilisez Google Assistant ou un Google Home.




  • Maintenant, vous pouvez simplement parler à Google pour ajouter différents sons à quatre pistes, dont "Guitar", "Drums", "Bass" et "Keyboard".
  • Vous pouvez dire des choses comme "Play me a funky bass" (joue moi une basse funy) ou "Add some jazz drums" (ajoute un batterie jazz) ou simplement "Add some jazz drums" (joue-moi quelque chose).
  • Si vous aimez ce que vous créez, vous pouvez le partager avec d'autres en cliquant sur "Share this mix" ("Partager ce mix") dans le coin inférieur droit.


Pour en savoir plus sur le fonctionnement de cet outil, consultez la vidéo ci-dessous de Google :





# 4 - AI Duet

https://experiments.withgoogle.com/ai/ai-duet

AI Duet vous donne la possibilité de jouer de la musique avec une intelligence artificielle. À l'aide du Machine Learning, Google a introduit de nombreuses musiques dans l'IA afin qu'il puisse répondre à ce que vous jouez avec sa propre mélodie complémentaire. Pour l'essayer :


  • Accédez au site à l'adresse : https://experiments.withgoogle.com/ai/ai-duet/view/
  • Cliquez sur "Play"
  • Commencez à jouer en cliquant sur le clavier musical à l'écran.
  • Ou utilisez votre clavier d'ordinateur avec la ligne "A" étant les touches blanches du clavier et la ligne "Q" étant les touches noires.
  • L'ordinateur jouera alors un duo avec vous en fonction de ce que vous avez joué.




Pour en savoir plus sur le fonctionnement de cet outil, consultez la vidéo ci-dessous de Google :




# 5 - Inside Music

https://experiments.withgoogle.com/inside-music

Inside Music vous permet de pénétrer à l'intérieur de la musique pour voir et entendre comment chaque morceau contribue à l'ensemble. Cette expérience a utilisé Web VR pour vous mettre à l'intérieur d'une représentation à 360 degrés d'une chanson, avec chacun des différents instruments ou voix séparés. Pour en faire l'expérience, procédez comme suit :


  • Accédez au site à l'adresse : https://experiments.withgoogle.com/webvr/inside-music/view/
  • Cliquez sur "Entrez 360".
  • Choisissez une chanson que vous souhaitez entendre.
  • La chanson sera jouée avec chaque piste éclatée.
  • Vous pouvez cliquer et faire glisser pour vous déplacer dans la scène, puis cliquer sur n'importe quel instrument pour l'activer ou le désactiver.
  • Cela fonctionne sur votre navigateur Web, mais peut également être une expérience avec un casque VR ou sur votre téléphone.



Cela peut être un outil utile pour aider les élèves à disséquer une chanson pour mieux comprendre comment chaque instrument ou piste contribue à la chanson entière. Pour en savoir plus sur le fonctionnement de cet outil, consultez la vidéo ci-dessous de Google :




# 6 - Voir la musique

https://experiments.withgoogle.com/seeing-music

L'outil "Voir la musique" vous permet de visualiser les sons et la musique . Vous pouvez choisir plusieurs sources pour la musique, ainsi que plusieurs méthodes différentes pour afficher les sons. Voici comment ça fonctionne :


  • Accédez au site Web à l'adresse : https://creatability.withgoogle.com/seeing-music/
  • Choisissez où vous souhaitez obtenir votre échantillon de musique / sons, y compris votre microphone, les échantillons de sons fournis (sax, guitare, violon, etc.), un piano à l'écran jouable ou un fichier audio téléchargé de votre choix.
  • Choisissez la visualisation que vous souhaitez utiliser, y compris Hilbert Scope, Spectogram, Waveform, Oscilloscope, etc.
  • Vous pouvez également activer l'option "Grid and Notes" ("Grille et notes") qui affichera les notes réelles pendant la lecture de la musique.




# 7 - Semi-conducteur

https://experiments.withgoogle.com/semi-conductor

Le semi-conducteur vous permet de diriger un orchestre directement dans votre navigateur. À l'aide de la caméra de votre ordinateur, vous pouvez déplacer vos bras pour modifier le tempo, le volume et l'instrumentation du morceau de musique. Le programme joue ensuite la partition en fonction de vos mouvements pendant que vous dirigez. Voici comment ça fonctionne :


  • Accédez au site à l' adresse : https://semiconductor.withgoogle.com/
  • Cliquez sur "Start" ("Démarrer")
  • Positionnez votre corps pour que votre webcam vous corresponde au contour de l'écran.
  • Lorsque vous êtes en position, l'orchestre démarre et vous pouvez diriger.
  • La vitesse à laquelle vous déplacez vos bras contrôle la vitesse de l'orchestre.
  • Déplacer vos bras vers le haut ou vers le bas rend l'orchestre plus fort ou plus doux.
  • Déplacer vos bras d'un côté à l'autre contrôle les sections de l'orchestre qui jouent.




Pour en savoir plus sur le fonctionnement de cet outil, consultez la vidéo ci-dessous de Google :





# 8 - Google Arts and Culture

https://artsandculture.google.com/project/performing-arts

Le site Google Arts and Culture est une énorme collection de photos, de documents sources primaires, de vidéos, d'expériences VR, etc., tous dédiés à cataloguer et explorer l'histoire humaine, l'art, la musique, etc. Pour la musique, une collection particulièrement utile est la section "Arts du spectacle" du site.


  • Accédez au site à l'adresse : https://artsandculture.google.com/project/performing-arts
  • Explorez les différentes sections des "Arts du spectacle", notamment :
    • Histoires  - Présentations multimédias sur des sujets musicaux
    • Visites virtuelles - Visites panoramiques à 360 degrés sur la rue des théâtres du monde entier et d'autres lieux musicaux
    • Objets - Plus de 15 000 photos et artefacts en haute résolution
    • Vidéos - vidéos immersives à 360 degrés qui vous plongent dans des performances musicales
    • Collections - Collections thématiques de matériel sur différents lieux, théâtres, mouvements, etc.



# 9 - YouTube

https://www.youtube.com

Bien sûr, aucune liste de ressources musicales ne serait complète sans mentionner YouTube. C'est une façon fantastique d'exposer les étudiants à la musique du monde entier et à travers le temps, ainsi que d'apprendre des sujets en théorie musicale. Vous trouverez ci-dessous une petite liste de chaînes YouTube et de listes de lecture utiles sur la musique pour commencer :



Dans la "french  team" :




# 10 - Site Web plat et modules complémentaires

https://flat.io

Un autre outil de composition musicale est le site Web Flat , ainsi que le module complémentaire Flat pour Doc et Slides. Le site Web à https://flat.io est la version complète de l'outil, qui permet aux étudiants d'écrire en collaboration des partitions avec une large gamme d'instruments. Il existe une version gratuite, une version payante et une version éducative ( https://flat.io/edu ) qui s'intègre à Google Classroom. J'ai testé la version gratuite qui vous permet de créer 15 partitions avec plus de 100 instruments.



En plus de la version complète de Flat sur le Web, il existe également une version simplifiée en tant que module complémentaire pour Google Docs et Google Slides . Voici les bases de son fonctionnement :


  • Installez le module complémentaire Flat pour Docs ou le module complémentaire Flat pour Slides .
  • Lancez l'outil en cliquant sur "Add-ons" ("Modules complémentaires") puis "Flat" puis "Insert Musical Snippet" ("Insérer un extrait musical").
  • Vous pouvez désormais composer votre extrait musical à l'aide des notes et des éléments de menu.
  • Cliquez sur le bouton de lecture selon vos besoins pour entendre ce que vous avez créé.
  • Cliquez sur "Insert" ("Insérer") lorsque vous avez terminé pour ajouter l'extrait de code à votre document ou diapositive en tant qu'image.
  • Plus tard, vous pouvez lire la musique en sélectionnant l'image et en rouvrant le module complémentaire.



# 11 - Soundtrap

https://www.soundtrap.com

Soundtrap est un outil de composition musicale et de collaboration très puissant mais très facile à utiliser. Bien qu'il ne soit pas de Google, il fonctionne bien avec votre compte Google. Vous pouvez vous connecter à l'aide de votre compte Google et si vous choisissez d'acheter la version éducation , elle s'intègre à Google Classroom (et offre de nombreux autres avantages).


Avec la version personnelle gratuite, vous obtenez :

  • 5 projets
  • 900 boucles
  • 210 instruments et sons


Voici les bases sur le fonctionnement de Soundtrap :

  • Connectez-vous au site à https://www.soundtrap.com
  • Ouvrez un projet existant ou créez-en un nouveau.
  • Sur l'écran de l'éditeur, vous pouvez maintenant ajouter et modifier des pistes pour votre composition.
  • Vous pouvez ajouter une piste en choisissant parmi la grande collection de boucles pré-faites avec de nombreux instruments différents.
  • Ou vous pouvez ajouter une piste en l' enregistrant vous-même avec le clavier à l'écran, en utilisant à nouveau des centaines de sons d'instruments.
  • Vous pouvez inviter des collaborateurs à travailler avec Soundtrap avec vous sur votre création.
  • Une fois terminé, vous pouvez exporter votre musique dans plusieurs formats différents.





# 12 - Screencastify


Lien vers l'extension Chrome Web Store

Se tenir devant une classe ou un groupe d'élèves pour chanter une chanson ou jouer d'un instrument peut être une situation stressante pour certains élèves. Il est très facile pour leurs nerfs de se mettre en travers afin que la performance de l'élève soit une mauvaise représentation de ce qu'il sait vraiment. Une option pour aider à cela est de permettre aux étudiants de s'enregistrer avec un screencast.


Bien que nous considérions souvent la capture d'écran comme l'enregistrement de votre écran, la plupart des outils vous permettront également d'enregistrer simplement votre webcam. Les élèves peuvent s'enregistrer chanter leur chanson ou jouer leur musique dans l'intimité de leur propre maison. Cela peut avoir plusieurs avantages :


  • L'élève sera beaucoup moins nerveux, vous obtiendrez une mesure plus précise de ce qu'il sait ou peut faire.
  • L'élève effectuera probablement l'enregistrement plusieurs fois pour le rendre parfait, encourageant beaucoup de pratique et de répétition.
  • L'élève gagnera probablement en confiance, car le screencast sert de tremplin pour présenter en direct par la suite.

Il existe de nombreux excellents outils d'enregistrement d'écran que vous et vos élèves pouvez utiliser. L'un de mes favoris est l'extension Screencastify Chrome, qui peut être installée à partir du Chrome Web Store ici.


Conclusion

La musique est un outil puissant pour l'apprentissage et l'expression des élèves. La technologie peut offrir de nombreuses façons d'enrichir et d'étendre cette expérience. Si vous disposez d'autres ressources technologiques utiles pour l'enseignement et l'apprentissage de la musique, pensez à les partager.



Apprendre la musique, l'art, les sciences, les mathématiques et bien plus avec Chrome Music Lab

Apprendre la musique, l'art, les sciences, les mathématiques et bien plus avec Chrome Music Lab



L'un des grands avantages de la musique est son lien avec les autres disciplines. Comme mentionné ci-dessus, la musique peut être liée aux mathématiques par le biais de fractions (durée des notes), d'exposants (décibels), de multiples (battement) et d'une factorisation principale (harmonisation des notes). De même, la musique peut se connecter à la science lors de l'exploration des ondes sonores, des fréquences, etc., tout comme l'influence et l'occurrence dans histoire, littérature et art .

Pour vous aider à explorer les concepts musicaux et leur relation avec d'autres sujets, Google a créé le Chrome Music Lab. Il s'agit d'une collection de 13 "expériences" interactives (jusqu'à présent) qui permettent aux utilisateurs de créer, de jouer et d'apprendre avec un large éventail de concepts musicaux. Ces activités sont également multiplateformes et fonctionnent sur des ordinateurs portables, des tablettes et des téléphones.

Voir ci-dessous pour une explication de chacun de ces outils attrayants...

Accès à Chrome Music Lab

Le site Web principal de Chrome Music Lab est accessible via le lien suivant :


Les 13 expériences peuvent être consultées sur le site principal, bien que chacune ait également sa propre adresse Web unique. Alors que nous explorons les différentes expériences, leurs adresses distinctes seront répertoriées ci-dessous.



# 1 - Song Maker

https://musiclab.chromeexperiments.com/Song-Maker/

Cet outil vous permet de créer votre propre chanson en cliquant sur la grille pour ajouter des notes et des percussions. Alternativement, vous pouvez chanter votre note dans votre micro ou même utiliser un clavier MIDI. Si vous le souhaitez, vous pouvez changer d'instruments et régler le tempo. Une fois terminé, vous pouvez lire votre chanson, puis la partager sous forme de lien, la télécharger ou l'intégrer sur un site Web.





# 2 - Rhythm

https://musiclab.chromeexperiments.com/Rhythm/

Cet outil vous permet de créer des rythmes en cliquant sur la grille pour ajouter des temps pour plusieurs instruments de percussion différents. Vous pouvez également basculer entre différentes options pour le nombre de temps avant la répétition du motif.



# 3 - Spectrogramme

https://musiclab.chromeexperiments.com/Spectrogram/

Cette expérience vous permet de voir une représentation visuelle d'un son avec un spectrogramme, qui montre les fréquences qui composent le son, de bas en haut, et comment elles changent avec le temps. Vous pouvez choisir et comparer une variété d'instruments, d'autres sons de la vie quotidienne et même votre propre voix.



# 4 - Accords

https://musiclab.chromeexperiments.com/Chords/

Cet outil vous permet d'explorer et d'apprendre sur les accords. Vous pouvez cliquer sur n'importe quelle touche du piano à l'écran et un accord à trois notes sera joué. Vous pouvez également basculer entre les accords majeurs et mineurs.



# 5 - Ondes sonores

https://musiclab.chromeexperiments.com/Sound-Waves/

Avec cette expérience, vous pouvez voir comment les ondes sonores se "déplacent" sous forme de molécules d'air vibrantes. Une grille de points bleus représente les molécules d'air, et lorsque vous cliquez sur le piano à l'écran, les points vibrent pour montrer comment les ondes sonores se déplacent. Vous pouvez également cliquer sur la loupe pour suivre une seule molécule pour une visualisation plus détaillée des différentes ondes sonores pour chaque note.




# 6 - Arpèges

https://musiclab.chromeexperiments.com/Arpeggios/

Cette expérience vous permet de jouer des arpèges, qui sont des accords joués une note à la fois. Vous pouvez cliquer sur la molette pour choisir différentes notes et sur les flèches pour entendre différents motifs. Si vous le souhaitez, vous pouvez également cliquer sur les commandes en bas pour modifier l'instrument et le tempo.




# 7 - Kandinsky

https://musiclab.chromeexperiments.com/Kandinsky/

Cette expérience combine art et musique. Il a été inspiré par Wassily Kandinsky, un artiste qui a comparé la peinture à la musique. Dessinez simplement sur l'écran et tout ce que vous dessinez (lignes, cercles, triangles ou gribouillis) sera transformé en son. Utilisez les commandes en bas pour passer à différents instruments et sons.




# 8 - Melody Maker

https://musiclab.chromeexperiments.com/Melody-Maker/

Cet outil est une version simplifiée de Song Maker. Vous pouvez cliquer dans la grille pour ajouter des notes, modifier le tempo et choisir une option pour ajouter des notes d'accompagnement.



# 9 - Voice Spinner

https://musiclab.chromeexperiments.com/Voice-Spinner/

Cette expérience vous permet d'explorer comment la fréquence affecte la hauteur. Vous pouvez d'abord utiliser l'enregistrement fourni, ou vous pouvez utiliser votre micro pour vous enregistrer. Ensuite, en utilisant les commandes en bas, ou en cliquant et en tournant les ondes sonores, vous pouvez jouer le son rapidement ou lentement, en avant ou en arrière.




# 10 - Harmonics

https://musiclab.chromeexperiments.com/Harmonics/

Cet outil vous permet de jouer des notes dans une série harmonique, qui est un ensemble de fréquences avec une relation simple, comme deux fois plus vite, trois fois plus vite, quatre fois, et ainsi de suite. Cela peut conduire à une exploration des intervalles musicaux, des octaves et des accords majeurs.



# 11 - Piano Roll

https://musiclab.chromeexperiments.com/Piano-Roll/

Cet outil est une simulation d'un rouleau de piano ancien. Vous pouvez écouter la musique et voir défiler les notes. Il existe différentes chansons à choisir et des instruments à jouer.




# 12 - Oscillateurs

https://musiclab.chromeexperiments.com/Oscillators/

Cet outil vous permet d'explorer comment la forme d'une onde peut changer le son qu'elle produit. Vous pouvez choisir parmi quatre formes d'onde différentes, notamment carré, en dents de scie, triangle et sinus. Lorsque vous cliquez (ou touchez) du haut vers le bas de l'écran, la vague va jouer de haut en bas.




# 13 - Cordes

https://musiclab.chromeexperiments.com/Strings/

Cette expérience vous permet d'explorer la relation mathématique naturelle entre la longueur d'une corde et sa hauteur. Plusieurs cordes sont disponibles pour jouer, chacune étant divisée en différentes longueurs.



Conclusion

Chrome Music Lab est un excellent moyen d'explorer la musique, ainsi que de voir les connexions avec d'autres disciplines. Google a recueilli de nombreux exemples d'utilisations créatives par les enseignants dans leurs classes, qui peuvent être vus dans cette grande collection de Tweets .




Guitare

Guitare


Légère, facile à porter, la guitare connaît un grand succès de nos jours.
En plus de la guitare classique existent des modèles variés : de toutes petites guitares utilisées dans le folklore d'Amérique du Sud, des guitares électriques, dépourvues de caisse de résonance puisque munies d'un amplificateur, ou encore des guitares acoustique, de jazz et de flamenco.











HISTOIRE

Moyen Age : VIe-XVe siècle

L'influence persane et arabe permet l'implantation de la guitare en Espagne, mais elle n'intervient dans la musique occidentale que vers le XIIIe siècle. Elle s'appelle alors la "guiterne" et compte 4 cordes jusqu'au XVe siècle. Ce nombre va par la suite varier, et la guitare aura jusqu'à 11 cordes.

Renaissance : XVIe siècle

La guitare atteint une grande popularité car elle est plus facile à jouer que le luth, alors à la mode : "Sitost levé, ma guitare je touche", dira Ronsard. Henri VIII, quant à lui, en possède vingt et une.

Baroque-classicisme : XVIIe-XVIIIe siècle

Le rôle de la guitare devient modeste, même si elle bénéficie d'un regain d'intérêt au milieu du XVIIe siècle, en particulier à la cour de Louis XIV, qui nomme un maître de guitare.

Romantisme-temps modernes : XIXe-XXe siècle

La guitare est définitivement montée de six cordes simples, son fond est plat et sa forme très proche de celle que l'on connaît actuellement.
Weber, Berlioz et Paganini en jouent, mais c'est Fernando Sor qui suscitera sa renaissance par ses œuvres et sa méthode. A la fin du XIXe siècle et au XXe siècle, la guitare acquiert un succès sans précédent dans toute l'Europe avec des virtuoses comme Narciso Yepes.
Django Reinhardt lui permet d'entrer dans le monde du jazz comme instrument soliste.



AUTRES GUITARES




La guitare basse

Elle a été inventée par Fender en 1951 pour offrir aux contrebassistes un instrument plus facile à transporter. La plupart des modèles comportent quatre cordes, certains sont dotés de six ou huit cordes.
Son manche est plus long que celui de la guitare classique, ses cordes sont plus grosses.
Elle est généralement rythmique, mais de plus en plus utilisée en soliste.




La guitare folk

Sa caisse de résonance est en bois, mais elle n'a pas toujours la même forme que la guitare classique. Elle peut s'en différencier par sa tête, où le système de vissage diffère, par son manche, qui est plat ou bombé, et par ses cordes de métal. Elle peut être acoustique ou électro-acoustique.



La guitare flamenca

Extérieurement, elle ressemble beaucoup à la guitare classique. Le bois dont elle est faite est le cyprès, qui lui confère une sonorité plus sèche ; la table d'harmonie est souvent complétée par une plaque dure, nécessaire pour la protéger des coups d'ongles du guitariste, dont le jeu percussif accompagne le chant et la danse.



La guitare électrique

La caisse de la guitare électrique se différencie de celle de la guitare classique par son échancrure, qui permet au guitariste de jouer les notes aiguës, et par sa forme très plate : le son se propage par un système électrique, et la caisse de résonance n'a donc plus de raison d'être.


Avant la guitare : luth, théorbe, archiluth, guitare baroque


Ces instruments étaient dotés de choeurs, c'est-à-dire de couples de deux cordes (à part éventuellement pour le grave et l'aigu).


Le luth

Le luth est l'instrument avec le cheviller à angle droit, trapu, qu'on voit très souvent sur les tableaux de la Renaissance, celui de Dowland pour Shakespeare. Le son est très peu puissant et assez aigrelet.
Grands compositeurs solo : Dowland, Mouton, Bach...

Le théorbe

Le théorbe est plus grand, à manche long (souvent trois rosaces dans la caisse au lieu d'une, d'ailleurs), et comporte la particularité d'avoir deux chevillers : les cordes les plus graves résonnent à vide hors de la touche, ce qui permet d'obtenir des basses assez puissantes et qui durent (ce que ne permet pas une corde dont on change la hauteur en posant le doigt sur la touche).
Par ailleurs, son accord est "rentrant", c'est-à-dire que les deux cordes d'en bas ne sont pas les plus aiguës, de façon à faciliter l'accompagnement.
Grands compositeurs solo : Kapsberger, Visée...

L'archiluth

L'archiluth est un luth doté d'un second cheviller. C'est-à-dire qu'il n'a pas d'accord entrant et que ses proportions sont plus modestes que le théorbe. Il a donc à la fois un aigu brillant et du grave. Lorsque le continuo a été suffisamment sonore dans les basses au début du XVIIIe siècle, il a supplanté le théorbe plus puissant.
Grands compositeurs solo : Alessandro Piccinni, Karlheinz Stockhausen...

La guitare baroque

La guitare baroque est un modèle ancien et aigu de la guitare, qui possède la possibilité de se jouer arpégé comme un luth ou gratté. C'est un excellent moyen d'animer un continuo. A la mode jusque dans le second XVIIIe siècle, c'est pour elle que Gaspar Sanz a écrit ses pièces aujourd'hui exécutées à la guitare.
Disque recommandé : pièces de musique de chambre d'Agincour (Delume / Niquet).

Autres noms

- Le "luth théorbé" est l'une des nombreuses appellations d'archiluths (parfois très proches du théorbe...).
- Le chitarrone ("grande guitare") est une version ancienne du théorbe.
- Le tiorbino est un théorbe miniature (ne m'en demandez pas l'intérêt !), qui sonne assez joliment.
- La vihuela di mano ressemble à une petite guitare et s'accord comme un luth.
- La mandore est l'ancêtre médiéval du luth (très laid), le colachon un luth à manche long très pauvre, grandement utilisé dans la commedia dell'arte, le lutino un luth miniature.
- Mandoline, citole et cistre sont également des cousins lutinants.


Créer sa salle de classe virtuelle

Créer sa salle de classe virtuelle




Voilà une superbe idée d'un collègue enseignant (Nicolas Gaube) dont voici la chaîne YouTube : "Un prof heureux"
Je dois avouer que moi même fut jadis (en pleine ascension d'Apple) assez fan de skeuomorphisme... la flat design a largement pris la relève depuis. Mais c'est toujours sympa ces interfaces "reality like" ;) encore que je n'ai pas le pouf au collège, ni les fleurs, ni le tapis, ni l'étagère (j'arrête là, je vais être médisant...).


Ma salle de classe virtuelle




Quelques collègues

Laurent Huault : https://view.genial.ly/5ecd77800a04bf0db3e7e113
Fabienne Miqueu : https://view.genial.ly/5ec78084a91f5e0d2d178724



Allez, voici comment faire :

AVEC GOOGLE SLIDE




Vous trouverez un tuto en anglais ici :
https://www.helloteacherlady.com/blog/2020/4/how-to-create-a-virtual-bitmoji-scene-in-google-slides-or-powerpoint


Supprimer le menu de navigation Google Slide

Pour ceux qui se posent la question "comment enlever le menu de navigation" dans Google Slide, il existe une petite astuce : il faut remplacer la fin de l'URL de partage "/edit" par : "/preview?rm=minimal" (sans les guillemets bien sûr).

Quelques ressources pour se lancer

Diaporama avec les images ressources pour bien démarrer.






Les effets sur le texte

Dans Google Slide, vous pourrez transformer un texte pour lui donner les couleurs de l'arc en ciel (toi aussi aime les licornes :D !
Il faudra installer l'add-on suivant : Magic Rainbow Unicorns Slide

Il existe aussi des générateurs de texte fantaisiste (fancy texte) :
https://textfancy.com
https://www.fancytextguru.com
https://lingojam.com/FancyTextGenerator



Où et comment trouver des images ?

Sur Google bien sûr en jouant des filtres (par taille, filtre transparent, par couleurs, par droit d'utilisation...). Tapez votre mot clé (parfois avec le mot en anglais ça marche mieux : fleur >> flower...) puis ajouter "transparent" ou "png" (format image permettant la transparence). Et si vous trouvez une image plaisante sans fond transparent : faite le vous même avec le site : https://www.remove.bg/fr !



Pour trouver des icônes, des formes... en les dessinant à main levée : https://www.autodraw.com
Pour des PNG avec fond transparent : https://favpng.com
Pour des images vectorielles en domaine public : https://publicdomainvectors.org


AVEC GENIALY


https://view.genial.ly/5ecb62fa9330ad0d7cd6f19d/interactive-content-version-20








Bach et l'auto-plagiat

Bach et l'auto-plagiat







MESSE : en musique, une messe est un ensemble cohérent de pièces musicales, susceptible de servir d'accompagnement aux rites liturgiques catholique, anglican ou luthérien. L'effectif nécessaire était à l'origine purement choral. On se mit assez tardivement à faire accompagner par un orchestre les pièces qui la composent. Les textes chantés sont généralement en latin.

CANTATE : composition vocale et instrumentale qui comporte plusieurs morceaux. Elle porte généralement sur un thème qui peut être profane ou sacré (= religieux), mais à la différence de l'opéra, elle ne comporte aucun aspect théâtral.

Que remarques-tu d’un point de vue musical ?

C’est le même compositeur et la même musique mais jouée différemment. Cette technique s’appelle la parodie et elle est très fréquente chez Bach.


Caractéristiques musicales

Musique lente pour voix (mixte) et instruments.
L’accompagnement est tout le temps présent (basse continue) et répétitif (basse obstinée).
Les voix s’imitent les unes aux autres.
La musique est langoureuse, douloureuse car le texte raconte la passion du Christ : épisode de souffrance de la vie du christ.

À ton avis, pourquoi les compositeurs sont parfois amenés à reprendre leurs propres morceaux ou ceux des autres ?

Afin de donner une « seconde vie » à leur musique. La musique ne s’écoutait qu’en « live » et donc était souvent éphémère. Aucun moyen de reproduction sonore n’existait.

Le droit d'auteur

Le droit d'auteur




Le droit d’auteur

Les droits d’auteur ont 200 ans d’existence, les droits d’auteur ont été modernisés par la loi de 1957 incorporée au Code de la Propriété Intellectuelle.
Le Code de Propriété Intellectuelle (CPI) protège les droits d’auteur sur toutes les œuvres de l’esprit.
Les technologies de l’information et de la communication donnent souvent l’illusion à l’utilisateur qu’il peut disposer librement de tout ce qu’il trouve sur « la toile ».

Il est fréquent d’entendre :
— "C’est sur Internet ; c’est du libre ! donc je peux tout faire, tout prendre !”
— “Le droit d’auteur, pour la musique, je connais ! il n’y a pas de problème si on ne prend que 30 secondes”
— “Mon fils a créé un blog, c’est tout ce que je sais…”
— “J’ai mon propre site web, c’est un site privé, je ne risque rien”
— “Avec l’exception pédagogique, c’est facile, je peux tout faire”

Tout va plus vite, tout est plus facile, ceci dit, il faut garder à l’esprit que l’environnement numérique n’est qu’un moyen élargi de communication.
La loi sur la propriété intellectuelle est pourtant bien présente dans le but d’assurer la protection des oeuvres (livre, podcast, thèse, image, photographie, vidéo, cours en ligne, logiciel, musique, …) que cela soit pour l’utilisateur qui utilise des ressources et/ou qui produit des ressources.

Par exemple, lorsque tu souhaites utiliser de la musique, 3 cas de figure sont le plus souvent rencontrés :

1) la musique est celle d’un artiste toujours vivant ou ayant des héritiers : il faudra donc demander la permission de l’utiliser et souvent payer des droits.

2) une musique emprunte à la musique d’un artiste n’ayant plus d’héritiers et donc tombé dans le Domaine Public (70 ans après la mort du dernier héritier) = aucune demande et rien à payer. (http://www.domaine-public.net). Attention aux droits voisins cependant (le droit des artistes-interprètes !). Par exemple, les oeuvres de Mozart sont dans le domaine public mais des droits voisins s’appliquent pour rémunérer les interprètes musiciens qui jouent ses oeuvres.

3) la musique est créée de toute pièce exprimant la propre créativité de son compositeur/interprète. Rien n’est à payer mais pour la protégé contre le plagiat et son utilisation abusive, il faut l’inscrire à la SACEM.


Le droit d’auteur, qui se divise en deux branches :

— le droit moral, qui reconnaît à l'auteur la paternité de l’œuvre et qui vise aussi le respect de l’intégrité de l’œuvre ; c’est un droit immatériel, attaché à la personne de l'auteur ou ses ayants droit qui tend à conserver et défendre l'esprit de son œuvre et sa personne, dans les rapports avec les tiers qui sont les propriétaires et ou utilisateurs de l'œuvre.
voir vidéo : https://www.youtube.com/watch?v=jQNFpr5jEyg

— les droits patrimoniaux, qui confèrent un monopole d’exploitation économique sur l'œuvre, pour une durée variable (selon les pays ou cas) au terme de laquelle l'œuvre entre dans le « domaine public ».


Le copyright

Le copyright (traduction littérale : droit de copie) est le concept équivalent au droit d'auteur appliqué par les pays de common law ("loi faite par le juge" : pays anglo-saxons). Le copyright s’attache plus à la protection des droits commerciaux qu’à celle du droit moral.
Le copyright indique le droit de propriété de l’auteur ou de l’éditeur sur une oeuvre qui ne peut pas être utilisée ou reproduite sans leur accord.

“Tous droits réservés”, “Copie interdite”.


La création : créer et devenir son propre éditeur

Ton œuvre est protégée par la propriété littéraire et artistique. Pour que tu détiennes des droits sur une oeuvre, il faut que tu l’aies faite toi-même et qu’elle exprime ta propre créativité.

Pour utiliser une musique existante, il faut notifier ainsi : “Oui, j’accepte que tu copies et diffuses ma musique sur Internet”. Et ainsi toucher une rémunération.

— Bien sûr, tu peux donner ton accord contre de l’argent.

— Tu peux aussi confier la gestion de tes droits à une société de gestion collective (par exemple La SACEM : Société des Auteurs Compositeurs et Éditeurs de Musique. Grâce à la SACEM et à la loi L122-4, on ne peut pas transformer ton oeuvre et on ne peut y mettre son nom à la place du tien. C’est le droit moral.


Les Ayants Droits = ceux qui créent et ceux qui interprètent

La rémunération via des CD et DVD vierges cela s’appelle la rémunération pour copie privée qui ne porte que sur les copies que tu fais pour ton usage privé !
Pour la musique, on a le CD, le DVD, le concert, les discothèques et le téléchargement payant. On a aussi la radio et la TV et dans ce cas, l’auditeur ne paye pas directement, c’est la chaîne qui paye les ayants droit pour diffuser leurs oeuvres et c’est la redevance, la publicité ou l’abonnement qui payent la chaîne.


Le téléchargement : le P2P (peer-to-peer)

Le positif

— tu peux utiliser le P2P sans nuire aux créateurs lorsque tu partages tes photos ou vidéos de vacances avec des amis, tes propres créations musicales.
— tu peux télécharger et partager certaines œuvres nouvelles de créateurs qui décident de les mettre à disposition du public sous certaines conditions (avec une licence Creative Commons)

Le négatif

— Si tu partages des musiques ou des films sans autorisation, tu seras considéré comme contrefacteur et cela, même si tu ne revends pas les oeuvres gravées.
— des peines maximales = 300 000 euros d’amende et 3 ans de prison. Inscription dans ton casier judiciaire et accès fermé à des concours ou certaines professions...



La SACEM

Qu’est-ce que la S.A.C.E.M. ?

Il s’agit de la Société des Auteurs, Compositeurs et Editeurs de Musique.
C’est une société de services, société civile à but non lucratif dont les adhérents sont obligatoirement, comme son nom l’indique, auteurs, compositeurs ou éditeurs de musique. Elle a été créée par et pour eux. Elle ne réalise aucun bénéfice, et toutes les sommes collectées sont redistribuées aux auteurs, hors frais de gestion.

En quelle année fut-elle créée ?

Suite à un événement survenu trois ans auparavant (cf. encadré ci contre), en 1850 se crée le Syndicat des auteurs, compositeurs et éditeurs de musique qui deviendra, en 1851, une société civile : la SACEM.

Quelles sont les missions de la SACEM ?

Le champ d’action de la SACEM s’étend à toutes les œuvres musicales, qu’elles soient françaises ou étrangères, à l’exception des œuvres tombées dans le domaine public (plus de 70 ans après la mort du dernier créateur).

Représenter les créateurs

Isolés, les créateurs ne pourraient pas faire valoir leurs droits chaque fois qu’une de leurs œuvres est utilisée par les centaines de milliers de diffuseurs que sont : les radios, les télévisions, les organisateurs de concerts, de bals, les commerçants qui sonorisent leurs établissements, les producteurs de CD, DVD, les plateformes légales de téléchargement, les acteurs d’internet qui font appel de façon permanente ou occasionnelle au répertoire que la Sacem représente. Ce sont, en effet, des millions d’œuvres qui sont chaque jour diffusées. Les responsables de ces diffusions musicales doivent, conformément à la loi française (Code de la propriété intellectuelle) demander l’autorisation de la Sacem.

Promouvoir et soutenir la création musicale

La Sacem finance des actions en faveur de la diversité et du renouvellement des répertoires musicaux. Il s’agit de programmes d’aide à la création, à la formation, à la production et à la diffusion du spectacle vivant (festivals, salles...).

Gérer les droits d’auteurs

La mission essentielle de la Sacem est de collecter/percevoir les droits d’auteur en France et de les redistribuer aux créateurs français et du monde entier. Les droits sont répartis 4 fois par ans aux auteurs, compositeurs et éditeurs de musique des œuvres diffusées ou reproduites.





Pour approfondir

http://www.copyright-france.com
Comment porter la musique sur le papier

Comment porter la musique sur le papier


Il ne suffit plus de posséder une clef de sol pour avoir un accès direct aux vastes espaces sonores du XXe siècle. Commentaire sur trois partitions qui procèdent de manières différentes de porter la musique sur du papier

Au clair de la lune, un livre sur les genoux, les enfants apprennent à décrypter les marques ineffaçables des signes que les grands ont inventés pour conserver sur du papier écriture ce qui ne s’imprimait plus dans les mémoires.
Les hommes ont asservi leur mémoire à celle des livres. La marche du renouvellement des façons
d’être et de faire allait prendre de la vitesse au fil des performances et de la généralisation des procédures de conservation. C’est ainsi, par la formidable place prise par l’écriture dans les pratiques musicales occidentales, que la musique s’est inscrite dans des processus de reconstruction permanente des objets qu’elle met en œuvre.
Pour saisir comment, pas à pas, la partition musicale s’est déplacée jusqu’au centre des répertoires musicaux, il faut rappeler l’événement qui a achevé d’assurer sa toute-puissance : le tempérament égal. Quand, à la fin du XVIIIe siècle, les musiciens ont adopté le partage de l’octave en 12 demi-tons strictement égaux, il devenait possible d’écrire dans toutes les tonalités. Ecrire mais, simultanément, renoncer au confort acoustique que procurent les instruments accordés au tempérament inégal. Les compositeurs, prenant le pas sur les exécutants, ont résolu de se contenter d’intervalles moins agréables à entendre mais offrant la possibilité d’écrire de la musique dans les tonalités jusque-là interdites. Le compositeur devenait le personnage central de la vie musicale et
la partition l’objet qui contenait toutes ses volontés. Si toute la musique n’était pas inscrite sur le papier, laissant au musicien le devoir de l’interpréter, il n’en restait pas moins que l’essentiel était là sur les lignes de la portée. Sur le papier, les signes avaient plus que la valeur du symbole : ils étaient, en puissance, la musique elle-même. De là des effets induits qui nous sont familiers : parmi tant d’autres, le clavier bien tempéré de J.-S. Bach est mathématisable (! ?), autant dire que la musique accédait à l’éternité, à l’universel. Le silence total exigible dans les salles de concert est l’aveu, sans un mot, de l’humanité prosaïque de nos corps sous surveillance, laissant aux cerveaux l’écoute de la musique (il y a quelque temps, à Covent Garden, on a distribué des pastilles de menthe en même temps que les programmes !). Faut-il pour autant en déduire que la musique en se sacralisant s’était inhumanisée ?
Peut-être. Elle participait, pour le moins, à un mouvement général qui cherchait à établir une lecture unique et définitive des objets et des concepts. Ce mouvement général, tout puissant à la fin du XIXe siècle, allait s’échouer dans les premières années du siècle suivant.

« La musique du XXe siècle est discontinue et non contradictoire. Partant de là, il n’y a pas une manière d’écrire de la musique mais des manières d’écrire de la musique »

Un rêve qui avait hanté les nuits de tous les mathématiciens du XIXe siècle allait s’éteindre en 1930 : cette année-là, Kurt Gödel rédigeait le théorème de l’incomplétude, démontrant que tout système logique n’a pas les moyens d’affirmer qu’il est vrai. A dater de ce jour, les mathématiciens ne pouvaient plus songer à quitter la terre des hommes.
Dans le même temps encore, les physiciens qui, en toute bonne foi, avaient pensé que la connaissance du monde matériel serait menée à son terme, ont été amenés à y renoncer puisque la mécanique quantique, jamais démentie à ce jour, venait d’écrire à sa manière des événements qui échappaient à la mécanique classique. L’une et l’autre aujourd’hui cohabitent et savent qu’elles ne peuvent plus prétendre occuper la totalité du territoire.
Des signes avant-coureurs de l’émergence non plus d’une manière mais des manières avec lesquelles il est possible de lire le monde étaient perceptibles dès le XIXe siècle quand Gauss, Lobatchevski et Bolyai ont initié les premiers pas des géométries non euclidiennes.
Ce détour sur des territoires éloignés des salles de concert n’en permet pas moins de saisir plus tranquillement le monde musical du XXe siècle et de ne plus chercher, de gré ou de force, à lui faire
dire ce qu’il ne peut pas dire. Ce détour permet de montrer que, dès le premier quart du siècle qui vient de s’achever, il est possible de percevoir les termes d’une cohérence profonde entre les territoires et que cette cohérence est, pour une part, attachée aux mots discontinuité et non-contradiction. En examinant les partitions musicales du XXe siècle, apparaissent des disparités importantes qu’il serait vain de vouloir réduire : la musique du XXe siècle est discontinue et non contradictoire. Partant de là, il n’y a pas une manière d’écrire de la musique mais des manières d’écrire de la musique. Ce n’est plus, comme avant-hier, le temps où, en filigrane, se percevait une ligne jamais définitive mais toujours présente qui traçait le cheminement quasi linéaire des événements. En musique, comme dans tous les domaines de l’activité humaine, c’est la juxtaposition
des langages qui rend raison de la vie musicale.
Le mélomane n’a plus à chercher où est le chemin qu’il doit suivre pour « rester dans le coup ».
Le mélomane sera alternativement quantique ou classique, sériel ou aléatoire, salsa ou Ircam : il sera au centre où se croisent les flux ininterrompus des musiques du monde ; à ce centre, il n’est plus
loisible d’être tranquille en cherchant, au sol, un fil d’Ariane qui s’est rompu. La musique contemporaine est une cousine consentante des autres disciplines : elle est multiforme, nombreuse, sincère et proliférante.

S’autorisant, ici, une sélection partielle et partiale dans la masse considérable des partitions de musique contemporaine, nous prendrons trois exemples, manifestement non miscibles entre eux : Time and Motion Study II (1973), pour violoncelle seul de Brian Ferneyhough, Polla ta dhina, pour orchestre et chœur d’enfants (1962) de Ianis Xenakis et Inter Nos II (1992) de Fátima Miranda.




Polla ta dhina, pour orchestre et chœur d’enfants (1962) de Ianis Xenakis.
Extrait du livre de Xenakis : Musique Architecture, Casterman, 1976



Celle de Brian Ferneyhough est dans le droit fil d’une écriture qui s’apparenterait à celle de J.-S.
Bach et de Schönberg, demandant, de surcroît, de la part de l’interprète une connaissance approfondie de son instrument. « Les exigences auprès de l’interprète sont dans tous les cas extrêmes, dépassant souvent les bornes de ce qui est supposé possible » (Brian Ferneyough, 1981).


Inter Nos II (1992), partition manuscrite par Fátima Miranda. Son prochain disque, Arte Sonado, paraîtra en juillet chez El Europeo (Madrid) avec un livret de 150 pages comportant des reproductions de partitions.

C’est dire que la partition contiendrait, potentiellement, plus de musique que ne saurait en restituer le violoncelliste. Le papier, empli des signes conventionnels de l’écriture, est, en puissance, plus musical que ce que peut en restituer un musicien.
Le graphique de Ianis Xenakis est une partition avant la partition, une écriture inaccessible au musicien pour lequel il faut, dans une langue qui lui est connue, transcrire le texte original. Ce qui est premier dans la pensée de Xenakis, « c’est le besoin de considérer la musique comme un vaste réservoir de moyens nouveaux, dans lesquels la connaissance des lois de la pensée et les créations structurées de pensée peuvent trouver un médium de matérialisation absolument nouveau» (Ianis
Xenakis, Musiques Formelles, 1963). Ce graphique pourrait être considéré comme une forme moderne de la musique des sphères de la Grèce antique, donnant à voir la musica mundana que
l’on n’entend pas et qu’il faut transcrire sous la forme de la musica humana et instrumentalis pour que le musicien puisse lire et faire entendre.
C’est entre ciel et terre que se regarde la partition de Fátima Miranda. Elle participe de la volonté de concentrer sur une image tout ou partie des marques mémorisées des gestes du corps et des voix entendues. Ces marques procèdent, simultanément, de l’individuation d’une volonté qui s’affiche, du retour à une écriture première, celle des neumes, comme aide-mémoire de l’exécutant, des volutes de l’écriture musicale des moines du Tibet et, peut-être surtout, de la négation d’une hiérarchie mettant le musicien au service de la volonté d’un compositeur via une écriture.
Cette partition doit-elle être considérée comme telle ? Ne vaut-il pas mieux la considérer comme un objet qui ne prend tout son sens que lorsqu’il est vu comme une image qui se juxtapose au geste et à la voix au moment même où se déroulent les gestes et la voix de Fátima Miranda ? Il ne s’agirait plus ici de transmettre mais de vivre un événement artistique.
Ces trois partitions procèdent, à l’évidence, de manières différentes de porter la musique sur du papier. En ouvrant au hasard les pages des médias qui contiennent l’histoire de la musique du XXe siècle, nous aurions rencontré d’autres événements, d’autres musiques, de nouvelles partitions et tant d’autres manières d’écrire, de lire et d’écouter et nous aurions mesuré combien il ne suffit plus de posséder une clef de sol pour avoir un accès direct aux vastes espaces sonores du siècle qui vient de fermer ses portes.


source : Jean-Claude Trichard in L’Actualité Poitou-Charentes – N° 49
Jean-Claude Trichard est ingénieur d’études en musicologie à l’Université de Poitiers.