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    samedi 24 septembre 2011

    Marc-André Dalbavie


    L'homme

    Compositeur français, Marc-André Dalbavie est né en 1961 à Neuilly-sur-Seine. Il étudie au Conservatoire national supérieur de musique de Paris, où il suit les cours de Marius Constant pour l'orchestration et de Pierre Boulez pour la direction d'orchestre.

    De 1985 à 1990, il participe aux activités du département de recherche musicale à l'Ircam, où il aborde la synthèse numérique et la composition assistée par ordinateur. Sa première oeuvre réalisée à l'Ircam, Diadèmes, le fait connaître dans le monde entier, et cette pièce est régulièrement jouée lors des tournées de l'Ensemble intercontemporain.

    Il réside à Berlin, de 1992 à 1993, à l'invitation du Deutscher Akademischer Austauschdienst (DAAD) et, de 1995 à 1996, à la villa Médicis à Rome. Il est professeur d'orchestration au Conservatoire de Paris depuis 1996.

    Marc-André Dalbavie obtient le prix de composition Salzburger « Österfestpiele ». En décembre 1998, il est nommé par USA Today’s « Meilleur Jeune Compositeur » de l’année. Cette même année, il est compositeur en résidence à l’Orchestre de Cleveland pour deux ans. En 2000, il est en résidence à l’Orchestre de Minneapolis, et à partir de 2001 et pour quatre saisons, à l’orchestre de Paris. Il est le compositeur à l’honneur du festival Présences de Radio France en 2005.

    Pour avoir ouvert la musique contemporaine dans des directions multiples, Marc-André Dalbavie est aujourd’hui l’un des compositeurs les plus joués de sa génération. Il a reçu les commandes des orchestres les plus prestigieux (Orchestre Symphonique de Chicago, Orchestre de Cleveland, Orchestre Philharmonique de Berlin, Orchestre de Philadelphie, Orchestre du Concertgebouw d’Amsterdam, Orchestre de Paris, Orchestre de la BBC, Orchestre Symphonique de Montréal, Orchestre Philharmonique de Tokyo), ainsi que d’institutions musicales comme Carnegie Hall, Suntory Hall de Tokyo, Proms Festival de Londres, Aspen Music Festival, Festival de Marlboro, la Cité de la musique à Paris…

    Le travail de Marc-André Dalbavie part d’une recherche sur le timbre et le phénomène sonore, liée à l’électronique. Il utilise notamment la notion de processus et l’écriture spectrale qu’il cherche à développer et à étendre aux divers paramètres musicaux. De même, l’espace est au centre de ses préoccupations ; sa production regroupe un ensemble de pièces acoustiques spatialisées qui font accéder à une sensation spatiale en transformation continue, à l’intérieur de laquelle l’auditeur est comme immergé : dans Non-lieu (1997), par exemple, la scène est vide, et les quatre chœurs de femmes et l’ensemble instrumental sont répartis dans la salle autour du public. Spécialement écrites pour les salles et les lieux où elles devaient être créées, certaines de ces pièces sont même des œuvres in situ, à l’instar de l’Œuvre plastique de Daniel Buren, et, à ce titre, modifient le cadre du concert traditionnel. Ainsi Mobiles (2001), pour chœur et orchestre est spécialement conçu pour la salle de la Cité de la musique à Paris et Rocks under the Water (2002), pour la résidence Peter Lewis à Cleveland de l’architecte Frank O. Gehry.

    Parallèlement, le compositeur a engagé un travail sur l’orchestre, afin d’en explorer toutes les potentialités, depuis la diffraction sonore jusqu’au bloc symphonique, en glissant de l’un à l’autre selon un principe de « morphing » généralisé.

    Ce contexte novateur lui a permis de lever plusieurs interdits modernistes. Il a ainsi réintégré la consonance et la pulsation rythmique, redéployé les genres du concerto ou de certaines formations de musique de chambre, redonné à la voix sa fluidité mélodique, repensé la question des rapports texte / musique.

    © Ircam - Centre Pompidou, 2007


    Sources :

    • Marc-André DALBAVIE, Guy LELONG : Le son en tout sens, entretiens, Paris, Gérard Billaudot éditeur, 2005.
    • Marc-André Dalbavie : coll. « Les cahiers de l’Ircam, Compositeurs d’aujourd’hui » n°2, Ircam - Centre Pompidou, 1993
    • Site de France Musiques


    Oeuvres

    Œuvres par effectif type

    Effectif non spécifié

    Chants pour 6 voix d'hommes a cappella ou avec ensemble instrumental (2003), 25 minutes

    Musique vocale a cappella

    Ligne de fuite à la mémoire de Gérard Grisey (2001), 2 minutes

    Musique vocale et instrument(s)

    Comptines pour choeur d'enfants, piano, un percussionniste et harpe (2005), 10 minutes
    Correspondances pour soprano, alto, baryton, 8 instrumentistes et dispositif électronique (1997)
    Double jeu pour soprano et ensemble mixte occidental et ensemble mixte d'instruments traditionnels chinois (sheng A, sheng B, Shongruan, daruan, pipa, perc chinoises, yangquin, ehru, zonghu) (2003), 30 minutes
    Impressions, mouvements oratorio pour récitant, choeur, orchestre et dispositif électronique (1989), 42 minutes
    Instances pour orchestre symphonique, dispositif électronique et choeur de 12 voix (1991-1989), 40 minutes
    Mobiles pour 4 choeurs à 4 voix et ensemble instrumental (2001), 44 minutes
    Non-lieu pour choeur de femmes en 4 groupes et ensemble (1997), 23 minutes
    Offertoire extrait du Requiem de la réconciliation, pour choeur d'hommes et orchestre (1995), 7 minutes
    [i] Seuils pour soprano et ensemble (1991-1993), 45 minutes [note de programme]
    Sextine Cyclus pour soprano et ensemble instrumental (2000)
    Musique concertante
    Antiphonie double concerto pour clarinette et cor de basset (1999), 24 minutes
    Concerto pour flûte (2006), 17 minutes
    Concerto pour piano (2005), 25 minutes
    Concerto pour violon et orchestre (1996), 24 minutes
    Diadèmes pour alto solo transformé, ensemble électronique et ensemble insrumental (1986), 22 minutes [note de programme]
    La marche des transitoires pour hautbois et dix instruments (2004)

    Musique instrumentale d'ensemble

    Ciaccona pour orchestre (2002), 12 minutes
    Color pour orchestre (2001), 22 minutes
    Concertate il suono pour orchestre (2000), 24 minutes
    Concertino pour orchestre baroque (1994), 14 minutes
    Les Miroirs transparents pour orchestre (1985), 17 minutes
    Les Paradis mécaniques (1981-1983), 15 minutes
    Poème n°1 pour ensemble (1983), 17 minutes
    Sinfonietta (2005), 25 minutes
    Symphonie de chambre (1980), 16 minutes
    Tactus (1996), 19 minutes
    The Dream of the Unified Space concerto pour orchestre (1999), 22 minutes
    The Rocks under the Water pour orchestre (2002), 12 minutes
    Variations orchestrales sur une oeuvre de Janacek pour orchestre (2006), 22 minutes
    Xylèmes pour orchestre sans bois (1984), 17 minutes
    Musique de chambre
    Axiom pour piano, clarinette, basson et trompette (2004), 15 minutes
    Clair-Obscur (1981), 9 minutes
    In Advance of the Broken Time... (1994), 13 minutes [note de programme]
    Palimpeste pour ensemble (2002), 14 minutes
    Petit interlude pour alto et piano (1992), 2 minutes
    Sextuor (1992-1993), 15 minutes
    Trio pour violon, cor et piano (2004), 16 minutes
    Musique soliste (sauf voix)
    Interlude IV pour hautbois (1998), 13 minutes [note de programme]
    Interludes I 5 pièces pour violon solo (1984-1988), 40 minutes [note de programme]
    Interludes II pour trombone basse solo (1993)
    Interludes III pour trombone ténor solo (1993)
    Petit interlude pour saxhorn basse en si b ou tuba basse seul (1992), 3 minutes
    Élégie pour flûte seule (1990), 3 minutes


    Œuvres par date

    2006

    Concerto pour flûte (2006), 17 minutes
    Variations orchestrales sur une oeuvre de Janacek pour orchestre (2006), 22 minutes

    2005

    Comptines pour choeur d'enfants, piano, un percussionniste et harpe (2005), 10 minutes
    Concerto pour piano (2005), 25 minutes
    Sinfonietta (2005), 25 minutes

    2004

    Axiom pour piano, clarinette, basson et trompette (2004), 15 minutes
    La marche des transitoires pour hautbois et dix instruments (2004)
    Trio pour violon, cor et piano (2004), 16 minutes

    2003

    Chants pour 6 voix d'hommes a cappella ou avec ensemble instrumental (2003), 25 minutes
    Double jeu pour soprano et ensemble mixte occidental et ensemble mixte d'instruments traditionnels chinois (sheng A, sheng B, Shongruan, daruan, pipa, perc chinoises, yangquin, ehru, zonghu) (2003), 30 minutes

    2002

    Ciaccona pour orchestre (2002), 12 minutes
    Palimpeste pour ensemble (2002), 14 minutes
    The Rocks under the Water pour orchestre (2002), 12 minutes

    2001

    Color pour orchestre (2001), 22 minutes
    Ligne de fuite à la mémoire de Gérard Grisey (2001), 2 minutes
    Mobiles pour 4 choeurs à 4 voix et ensemble instrumental (2001), 44 minutes

    2000

    Concertate il suono pour orchestre (2000), 24 minutes
    Sextine Cyclus pour soprano et ensemble instrumental (2000)

    1999

    Antiphonie double concerto pour clarinette et cor de basset (1999), 24 minutes
    The Dream of the Unified Space concerto pour orchestre (1999), 22 minutes

    1998

    Interlude IV pour hautbois (1998), 13 minutes [note de programme]

    1997

    Correspondances pour soprano, alto, baryton, 8 instrumentistes et dispositif électronique (1997)
    Non-lieu pour choeur de femmes en 4 groupes et ensemble (1997), 23 minutes

    1996

    Concerto pour violon et orchestre (1996), 24 minutes
    Tactus (1996), 19 minutes

    1995

    Offertoire extrait du Requiem de la réconciliation, pour choeur d'hommes et orchestre (1995), 7 minutes

    1994

    Concertino pour orchestre baroque (1994), 14 minutes
    In Advance of the Broken Time... (1994), 13 minutes [note de programme]

    1993

    Interludes II pour trombone basse solo (1993)
    Interludes III pour trombone ténor solo (1993)
    [i] Seuils pour soprano et ensemble (1991-1993), 45 minutes [note de programme]
    Sextuor (1992-1993), 15 minutes

    1992

    Petit interlude pour alto et piano (1992), 2 minutes
    Petit interlude pour saxhorn basse en si b ou tuba basse seul (1992), 3 minutes

    1990

    Élégie pour flûte seule (1990), 3 minutes

    1989

    Impressions, mouvements oratorio pour récitant, choeur, orchestre et dispositif électronique (1989), 42 minutes
    Instances pour orchestre symphonique, dispositif électronique et choeur de 12 voix (1991-1989), 40 minutes

    1988

    Interludes I 5 pièces pour violon solo (1984-1988), 40 minutes [note de programme]

    1986

    Diadèmes pour alto solo transformé, ensemble électronique et ensemble instrumental (1986), 22 minutes [note de programme]

    1985

    Les Miroirs transparents pour orchestre (1985), 17 minutes

    1984

    Xylèmes pour orchestre sans bois (1984), 17 minutes

    1983

    Les Paradis mécaniques (1981-1983), 15 minutes
    Poème n°1 pour ensemble (1983), 17 minutes

    1981

    Clair-Obscur (1981), 9 minutes

    1980

    Symphonie de chambre (1980), 16 minutes


    Le style

    Continuateur du courant « spectral » de Gérard Grisey, Hugues Dufourt et Tristan Murail, Marc-André Dalbavie s’attache aussi à redéfinir l’interprétation de l’œuvre dans la salle de concert : ainsi son Concerto pour violon (1996) fait-il éclater le rapport entre le soliste et l’orchestre par le dialogue du violon avec un ensemble orchestral réparti en douze groupes distincts auxquels il arrive de dialoguer entre eux autant qu’avec le soliste (Eiichi Chijiiwa et l’Orchestre de Paris, dirigés par Christoph Eschenbach), le plus intéressant restant à mon sens la métamorphose permanente du matériel musical dont la couleur est d’une rare séduction. Color, tel est d’ailleurs le titre d’une pièce pour orchestre de 2001, dans laquelle Dalbavie confronte tonalité et atonalité dans un déploiement mélodique qui est une tentative de synthèse ouverte, dont une œuvre comme Ciaccona (2002) est exemplaire : si le titre évoque la répétition et la variation, la musique a conquis ici une liberté mélodique qui, sans revenir à quelque néo-romantisme, est une voie d’avenir pour la musique contemporaine.

    Dalbavie présente un profil davantage tourné vers l'instrumental. Dans Diadèmes (1985) pour ensemble instrumental et ensemble électronique, les sons synthétiques sont commandés par clavier électronique. L'alto solo est également traité grâce à un harmoniseur, une chambre d'échos et une chambre de réverbération.
    L'interaction instrument/machine passe également par la mise en place progressive de nouveaux périphériques : capteur, pédale, tablette graphique, manette, clavier dynamique, crayon optique, potentiomètre, transducteur. Les réalisations, d'ordre expérimental, sont pêle-mêle l'UPIC de Xenakis, CORDIS (transducteur gestuel) de Cadoz à l'ACROE de Grenoble, le GMEBOGOSSE (console de contrôle) du GMEB... Du point de vue des réalisations musicales, l'interface MIDI est actuellement le code le plus utilisé pour l'interaction instrument/machine, qu'il soit couplé avec des capteurs et/ou géré par ordinateur. Les réalisations les plus abouties, selon nous, sont l'interaction instrument/4X (Manoury) et l'interaction Disklavier/ordinateur (Risset).



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    Item Reviewed: Marc-André Dalbavie Rating: 5 Reviewed By: nicolas martello
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