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    samedi 24 septembre 2005

    Histoire du tango





    L’histoire du tango est étroitement liée à des interactions entre musique populaire et musique savante (surtout chez Piazzolla).
    On remarque également de nombreux parallèles avec avec l’histoire du jazz (c’est une musique noire à l’origine).
    On parle de tango en tant que danse, musique et poésie…


    Le tango, une danse

    Aux origines du Tango, il y d’abord une danse liturgique venue d’Afrique noire appelée Xango (comme la Calenda, le Candomblé, la Chicha, la Bamboula ou la Samba). Cette danse dérive de Xango : dieu du fer et de la guerre dans la mythologie yoruba (peuple d’Afrique occidentale établi aujourd’hui au sud-ouest du Nigeria, au Bénin et au Togo).

    Les Noirs (déportés en masse dans le sillage de la colonisation fondée sur le système esclavagiste, avant d’être exterminés en Argentine) imposèrent vers 1870 leurs rythmes musicaux à ce qui allait aussi devenir le Tango. Dans la structure du Tango, il y a aussi un rythme d’Afrique du Nord sur lequel les Maures interprétaient une danse particulièrement sensuelle. Transportée en Espagne par les conquérants arabes, cette danse fut jugée indécente et fut interdite dans les états catholiques.

    Le tango : danse de force virile, de désir sexuel mais surtout danse de grande nostalgie. A la fin du 19ème siècle, seul vit la musique, le tango n’ayant pas encore de texte chanté. Bien évidemment cette nouvelle danse est totalement rejetée par la bonne société porteña et la bourgeoisie.


    La danse est caractérisée par :
    • un rapprochement très net entre les danseurs
    • une improvisation perpétuelle (multiplicité des figures)
    • une suspension dans le mouvement (corte : figure de danse du tango qui consiste à suspendre le mouvement de la danse durant un court instant.
    • des figures importantes : quebrada (consiste à abaisser le tronc par une torsion latérale des genoux)


    3 styles de tangos dansés :
    • « tango du faubourg » ou canyenge : très « roots », proche des origines, tout en coups de hanches et mouvements provocants.
    • « tango d’élégance et de compás » ou elegencia : le plus complexe, dansé dans les salons.
    • « tango fantaisie » ou fantasia : a engendré le tango spectacle, la scène, les projecteurs… Imagination et figures complexes soumises aux règles de l’improvisation. Tango de démonstration exige une grande virtuosité des danseurs…

    Le tango, une musique

    Si le tango est d’abord une danse, il est ensuite une musique.

    Le rythme est l’élément fédérateur des éléments disparates qui constituent le tango.
    Du point de vue du rythme, le tango est lié à la contredanse cubaine, à la habanera et au tango cubain. Ce dernier, en même temps que la habanera, s’est répandu à travers l’Amérique latine dans les années 1850-1860. Au Brésil, tout autant que dans le Rio de La Plata, le nom de tango fut donné à la habanera elle-même durant la dernière partie du 19ème siècle. Le tango brasiliero n’était au début rien d’autre qu’une adaptation locale de la habanera cubaine. Plusieurs genres populaires, dont la maxixe, ont en commun la mesure à 2/4 avec des schémas d’accompagnement proches de ceux de la polka européenne. La milonga, à deux temps et au rythme syncopé, contribua également à la structure rythmique du tango. Jusqu’à 1915, le tango garde la mesure à deux temps (2/4), après quoi le 4/4 et le 4/8 deviennent plus fréquents. Après 1955, de nouvelles complexités rythmiques se développèrent.

    • Rythme de la habanera 
    • Variation du rythme de la habanera 
    • Formule de base du choro ou de la samba brésilienne 
    • Formule appelée tresillo cubano : clave 3 3 2 





    D’un point de vue structurel, les premiers tangos comprennent trois parties, mais après 1915 le tango en deux parties prédomine. Delfino est considéré comme le premier compositeur à avoir établi la forme standard du tango : deux parties égales de 14 à 20 mesures, la seconde partie dans la dominante ou la relative mineure de la tonalité principale. Donc « structure binaire » : A (I) B (V ou relatif)

    L’orchestre

    Avant 1900, les premiers orchestres de tango ont été composés d’une guitare, d’un violon et d’une flûte. La harpe pouvait égaiement être présente.

    Ces orchestres étaient donc très mobiles. Ils se déplaçaient facilement d’une maison close à une autre. Ils pouvaient ainsi jouer toute la nuit.

    Vers 1900, lorsque le tango commença à conquérir ses lettres de noblesse, ou plutôt quand la prostitution devint une entreprise où l’on investit davantage, le piano prit place dans l’orchestre. Des établissements de plaisir, puis des cabarets s’offrirent un piano droit ou à queue. Ce mouvement est massif, car il entre à Buenos Aires plus de 18 000 pianos entre 1901 et 1907. Les établissements s’attachèrent les services d’un pianiste. Les plus pauvres disposaient d’un organito, piano mécanique ou orgue de barbarie. Là encore il y a un parallèle avec l’histoire du jazz à ses début : lorsque le banjo fut remplacé par le piano dans le style new-orleans.

    Les orchestres s’établissent

    Depuis longtemps déjà, certains établissements de Buenos Aires se sont spécialisés dans l’accueil de musiciens que l’on vient écouter sans danser. C’est le cas d’Hansen. Avant 1892, on y jouait des milongas, des valses et des polkas ; ensuite, on a introduit le tango.

    Juste avant 1900, on commence à écrire les partitions de tango et à les éditer. Ces premières partitions atteignent des tirages de 20 à 30 000 exemplaires. Mais il existait aussi des éditions pirates vendues trois fois moins cher. On sait que le phonographe a été inventé en 1877, et que l’on a pu amplifier la voix dès 1888. Le développement du tango est donc lié au développement de la technique d’enregistrement. Il existe de nombreux enregistrements de tangos avant 1907, mais de qualité très défectueuse. En 1907, Gobbi et Villoldo vont à Paris pour enregistrer. L’année 1907 est un tournant puisque l’on édite des copies de ces tangos à Berlin, Candem (Etats-Unis) et Sao Paulo (Brésil)…


    Les trois genres

    D’un point de vue musical, trois types de tango peuvent être distingués : le tango-milonga, le tango-romanza et le tango-cancion.

    Le tango-milonga est strictement instrumental et il a un caractère rythmique très marqué. L’exemple le plus classique en est le tango Buedo (1928) de Julio De Caro.

    Le tango-romanza, qu’il soit instrumental ou vocal, est plus lyrique et mélodique, et il comporte un texte fortement romantique. L’un des plus connus est Flora negras (1928) de Francisco De Caro.
    Le tango-cancion, comme son nom l’indique, est toujours vocal avec accompagnement instrumental. Il a un fort caractère sentimental. Ce type de tango correspond, dans les années 1930, à une évolution sociologique : le tango devient un genre populaire de grande cité qui n’est plus simplement associé aux bas-fonds des faubourgs. Les paroles des tangos-chansons, pourtant, expriment la vie en termes hautement pessimistes, fatalistes et souvent pathologiquement dramatiques. Quelques-uns des meilleurs exemples de tangos-chansons sont Mi noche triste de Samuel Catriosta (1915), Adios Muchachos de Julio Cesar Sanders (1928), Milonguita de Enrique Delfino (1920) et Sur d’Anibal Troïlo (1948).

    Une musique en mineur

    Contrairement aux valses du 19ème siècle qui étaient le plus souvent en majeur, et qui affirmaient ainsi une joie de vivre, le tango fait partie d’une inflexion vers le mineur qui lui donne ainsi son côté triste. On sait que la valse musette, à Paris, se caractérisera par la même évolution.

    La place du chant

    Au départ, le tango est une musique d’orchestre. Mais rapidement on le chante. Les textes sont très osés (voir CULTURE TANGO). Aussi, ce sont des hommes qui le chantent. A partir de La Morocha, dont les paroles sont décentes, des chanteuses ont pu trouver leur place dans le tango, ou plutôt le tango trouver sa place dans le répertoire des chanteuses. Ainsi Lola Candales, en 1907. Pepita Avellaneda (vrai nom : Josefina Calatti) est restée la chanteuse la plus célèbre de la première histoire du tango. Les photos que l’on a d’elle la montre « un béret à la main, une jupe plissée, des chaussettes blanches et le geste innocent ; sur une autre, elle est habillée en garçon avec un foulard autour du cou, une cigarette aux lèvres et une guitare sur les genoux ». Il y eut aussi Flora Rodriguez (chilienne, épouse de Gobbi), puis Linda Thelma qui popularisèrent le tango à Paris (L. Thelma au Moulin-Rouge). Mais, globalement, à part quelques exceptions, le tango resta très longtemps une musique d’hommes.

    Conclusion

    La musique est caractérisée par :

    — une mesure binaire (2/4, 4/4, 4/8)
    — une structure binaire : AB (B étant souvent à la dominante ou au relatif)
    le mode mineur


    Le tango, une culture

    Une composante de la culture tango est liée à la langue, à la littérature et à la poésie.

    La première influence est celle des payadors, ces improvisateurs, capables de produire une poésie du quotidien, en vers. Cette tradition culturelle argentine est une des origines du tango comme mode d’expression populaire.

    Une poésie érotique, ou plutôt une littérature de bordels…

    Les premières paroles de milonga ou de tango que nous connaissons datent des dernières années du 19ème siècle et portent souvent les traces des lieux où elles étaient chantées : les maisons closes. Organes génitaux, physique des prostituées, acte sexuel sont évoqués explicitement en termes piquants ou pornographiques. Exemple : Con que trompieza que no rentra (= Qu’est-ce qu’il y a que ça ne rentre pas).

    Le lunfardo, argot de Buenos Aires

    Le lunfardo est une langue argotique utilisée à partir de 1860 par les voleurs qui souhaitaient communiquer entre eux sans être compris de la police. Les journalistes puis les habitants s’approprièrent ce langage qui imprégna le tango… Encore un parallèle avec l’histoire du jazz et l’argot des jazzmen noirs…

    Le sentimentalisme de Pascal Contursi

    1917 : Gardel interprète Mi noche triste de Pascal Contursi (1888-1932, parolier). Marque une rupture dans l’histoire du tango : poésie faubourienne fait place au sentimentalisme (textes écrits autour d’une idée : chronique de l’abandon, de l’amour non partagé, de la vie urbaine).

    Homero Manzi : rénovateur

    Manzi (1905-1951) est le 1er grand poète du tango. En 1940, il sera le rénovateur du tango, inventant des textes modernes : il remet en l’honneur la milonga, rythme un peu oublié pour lequel il trouve des paroles adaptées (langage dépouillé et populaire).


    *   *   *

    Les débuts du tango

    Le tango est né en Argentine entre Buenos Aires (du nom de la Vierge du Bon Air, patronne des marins de Séville) et Montevideo.
    Fruit d’un métissage entre la danse européenne (valse, polka, mazurka), latino américaine (candombe), des Caraïbes (calenda) et des influences africaines
    Il naît dans les milieux issus de l’immigration et plus particulièrement dans les bordels. Ensuite il côtoiera les salons, théâtres, cafés et cabarets en s’ouvrant aux classes plus aisées.

    Origines naturellement douteuses ! Occidentales européennes mélangées minorités africaines. 
    Notons un rythme de milonga de Robert Schuman en 1839 !
    Exils autour de 1900 en rêve d'Amérique du Sud. Italiens (sens musical et mélodique développé : cf. bel canto), slaves (violons), français (valse), espagnol (guitare), allemands (bandonéon)… 

    A la fin du siècle dernier, l’Argentine, n’était peuplée que de 1.600.000 habitants et avait de ce fait grand besoin de monde. Le gouvernement promettait aux immigrants du travail et même de la terre. Autant de rêve et d’espoir pour ces milliers d’Européens qui tentèrent l’aventure dans ce nouvel eldorado. Les gens qui arrivaient avaient tous le même rêve : un morceau de terre, bien à eux. Mais il fallut déchanter, une centaine de familles argentines s’étaient déjà partagées toute la terre. A part des travaux de saisonniers à la récolte ou de manutention sur les docks du port de Buenos Aires, ils ne trouvèrent pas grand chose. C’est là, dans les bas fonds de Buenos Aires, que le Tango naquit.

    Lieux : arrabal (= faubourg), bas fonds, bouges, conventillos (vastes constructions du type caserne, sorte de quartier où se retrouvaient tous les immigrés), bordels, prostíbulos (maisons closes), trottoirs et banlieues de Buenos Aires, tango du fleuve, portègne (porteño), les défilés de carnaval (comparsa, lubolear, murga).

    Population : Brassage des populations (melting-pot) : gauchos (gardien de troupeaux), guapos ou compadre (les vauriens : pratiquent le culte de la parole), payador (poète itinérant qui improvise et s’accompagne de sa guitare).
    Tango langage universel, mélange des corps.
    Rareté des femmes : une femme pour sept hommes ! Entraînement à la danse entre hommes, femmes payées pour danser. Abondance de tangos à thèmes de lupanars, alcool, voyous des quartiers. L'église condamne.
    Le tango souligne la contradiction entre beauté et difficulté de la vie. 
    Tango et liberté. La femme est libérée du corset et fend ses jupes !
    Idées libératrices de la femme qui influencent Buenos-Aires. Buenos-Aires, capitale du tango et de la psychanalyse !


    1900-15 : la Vieille Garde (Guardia Viella)

    Dans les bordels des faubourgs. Payadores (poètes qui improvisent des textes en rimes). Gregorio Villoldo (1868-1919, payador et guitariste) symbole d’une génération. Alfredo Gobbi (1877-1938).

    • Gobbi va universaliser le tango vers 1910 : export vers l’Europe (Paris notamment)
    • formation la plus courante : « orquestra tipica criolla » = flûte, guitare, violon, bandonéon.
    • introduction du bandonéon en 1908.

    Tango d’Angel Gregorio Villodo. Ce célébrissime tango fut composé (paroles et musique) par Villoldo en 1905 qui l’enregistra en 1910. Enregistré ici en 1913 par l’Orquestra tipica porteña a été dirigé par Eduardo Arolas (bando) avec Eduardo Ponzio (violon) et Leonardo Thompson (guitariste noir qui passera ensuite à la contrebasse). Le rythme de habanera est formé par le jeu de basse de la guitare.

    Tango d’Angel Gregorio Villodo, interprété par Villodo (chant) et Manuel O. Campoamor (piano). Enregistré en 1909 : un des 1er tangos enregistrés. On note le rythme de habanera rapide et sec et l’influence espagnole de musique de zarzuela par la mélodie et l’usage des castagnettes.


    1915-20 :  transition

    Roberto Firpo (1884-1969, pianiste). Musique plus complexe.


    — Francis Canaro (1888-1964) systématise la contrebasse (qui donne le tempo)
    — naissance en 1913 à Buenos Aires de l’« orquestra tipica » (dans le cabaret El Armenonville) quand Firpo incorpore son instrument au tango : environ 6 musiciens (piano, 2 violons, 2 bandonéons et contrebasse). L’arrivée du piano sédentarise le tango dans les salles de spectacle.
    — Firpo très grand chef d'orchestre a racheté, à Gerardo Hernan Matos Rodriguez, les droits d'auteur de la CUMPARSITA (La petite fanfare) pour une bouchée de pain. Gerardo Hernan Matos Rodriguez qui était un jeune pianiste uruguayen a composé ce célèbre classique du tango vers l’âge de 19 ans…

    Tango de Gerardo Matos Rodriguez. Célébrissime tango composé à Montevideo, il fut enregistré en 1917 par l’Orqestra tipica Alonso-Minotto. Composé de 3 thèmes, comme la plupart des tangos de la guardia viella (vieille garde), sa structure rythmique hésite entre la habanera et un quatre temps marcato (marqué).


    Les années 20 : la Nueva Guardia (= Nouvelle Garde)

    Julio De Caro (1899-19, chef de file de la Nouvelle Garde). Osvaldo Nicolas Fresedo (1897-1984, invente de nouveaux effets : le staccato pianissimo). Rénovation du tango : suppression de toute référence aux maisons closes, rythme plus calme. Dans les salons chics. Complexité de la polyphonie (contrepoint). Musique écrite.


    • De Caro a codifié le tango, réunissant la synthèse entre passé et présent :

    « Je voulais que le tango appartienne à la meilleure catégorie musicale, lui donner une couleur et une interprétation appropriées pour l’ennoblir, en respectant son originalité »

    • De Caro invente un style d’interprétation d’une richesse inédite : chaque instrument y a un double rôle (particulier et collectif). Tango = succession de solos de bandos et violons, la cb se charge de la base formelle et le piano construit ponts et ouvertures.
    • Orchestra tipica s’élargit à 12 musiciens environ.

    Tango de Vicente Greco. Orlando et son orchestre de Bagdad, enregistrés le 9 novembre 1933. Témoignage d’un tango très parisien, très chic… On note la recherche du point de vue de l’écriture polyphonique et des effets.


    Les années 30 : essor du Tango-canción (= tango-chanson)

    Le tango devient chanté (« le tango montait des pieds aux lèvres », Discépolo). Carlos Gardel (1890-1935, enregistre 900 disques !). Sentimentalisme. Tube : popularisation de la musique par le disque. Dans les cafés et cabarets.

    Carlos Gardel

    • 1917 : 1er tango chanté : Mi Noche triste (Ma triste Nuit) : texte de Pascal Contursi (1888-1932) et musique de Samuel Castriota.
    • vers 1930 : Grande Dépression (crise sociale) + 1935 : mort de Gardel  crise totale !
    • Musiciens juifs immigrés arrivent en 1933 : apporte une culture « orchestrale », moins improvisée ; naissance des arrangeurs  ceci va préparer les années 40 avec Troilo…

    Tango de S. Castriota et P. Contursi. Interprété par Carlos Gardel. Guitares : JM Aguilar, G.D. Barbieri, D. Riverol. Considéré comme le 1er tango cancion. Chanté par Gardel en public en 1917. Enregistré en 1930.

    Les années 40 : Tournant

    Anibal Troilo (1914-1975, retour aux sources : la danse, mais ne rejette pas le chant). Musique très complexe, virtuose. Thèmes très courts. Age d’or du tango.

    Piazzola et Troilo

    • Troilo impose violoncelle et alto. Il est surnommé l’ « âme du bandonéon » et fut le « Gardel des musiciens ».
    • 1946 : arrivée de Juan Perón (1895-1974) à la présidence : les plus grands paroliers (Catulo Castillo, Homero Manzi, Enrique Santos Discépolo) se convertissent au péronisme.
    • retour à la musique et la danse car les paroliers sont limités par la censure (coup d’Etat militaire argentin en 1943)  car les paroles sont jugées « non convenables », indécentes : on bannit l’argot (le lunfardo) et on transforme les paroles des tangos, parfois on prohibe carrément. Mais le tango fut libéré de la censure en 1949 car pleinement accepté par le péronisme (mais rechute qui coïncide avec celle de Perón en 1955)…

    Tango d’Osvaldo Pugliese interprété ici par l’orchestre d’Armando Pontier et d’Enrique Francini qui fut  avec Elvino Vardaro l’un des meilleurs violonistes de l’histoire du tango. Enregistré entre 1946 et 1950.
    Style yumba : mode de jeu du tango avec basse marquée sur 1er temps + cluster piano sur 2ème temps. Avec la contrebasse en glissando. La musique termine presque sur l’accord de dominante (on entend juste une petite tonique à la contrebasse en nuance pp)… : une suspension dans le mouvement comme dans la danse (figure corte).

    Tango d’Anibal Troilo et Homero Manzi, composé en 1948. Interprété par Susana Rinaldi accompagnée par Juan Carlos Cuacci qui dirige aussi l’orchestre.

    Les années 50 : la révolution Piazzolla (1921-1994)

    Le tango se détache de la danse et devient un genre musical à part entière.
    • le tango devient la « musique contemporaine de Buenos Aires »
    • Il se mêle à d’autres courants (symphonique, expérimental, rock, jazz…).
    Astor Piazzolla

    Tango d’Horacio Salgan interprété dans le style très canyengue du compositeur et de son orquestra tipica. Enregistré en 1952.

    Tango d’Emilio Balcarce interprété par le trio Juan José Mosalini, Gustavo Beytelmann, Patrice Caratini. Enregistré en 1982. Une des versions modernes très réussies de ce standard revisité par 3 fortes personnalités musicales.


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    Item Reviewed: Histoire du tango Rating: 5 Reviewed By: nicolas martello
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