🎸 1. Analyse physique du signal
Toute note est un signal sinusoïdal 📈 possédant une multitude d'harmoniques 🎶 caractérisant le timbre propre à chaque instrument. À l'attaque d'un coup de médiator, la guitare produit un signal sinusoïdal plus ou moins intense 🔊 (ou fort en volume si vous préférez).
Celui-ci reste tout de même très faible pour attaquer un amplificateur de puissance dans les meilleures conditions. Ce signal doit passer par un étage de pré-amplification ⚙️ (un ampli guitare est toujours muni d'un préampli et d'un ampli de puissance).
Cet étage dispose d'une certaine caractéristique : si on lui en demande trop (en poussant le signal d'entrée ou le GAIN 🎛️), il ne pourra pas en donner plus que ce pour quoi il a été conçu. Il tentera d'amplifier la sinusoïde sans y parvenir et provoquera un écrêtage ✂️, tronquant les extrémités de la courbe du signal d'origine.
Cet écrêtage se traduit auditivement par ce qui est appelé la distorsion 🔥.
En pratique, le signal sinusoïdal est transformé en signal crénelé 📊, propre aux composants transistors ou lampes 💡. Le préampli dispose d'un potentiomètre de réglage d'un seuil 🎚️ : le réglage du gain.
Ce seuil représente l'intensité à partir de laquelle le signal s'écrête : un véritable seuil de saturation ⚠️.
🔎 Petite précision :
En électronique, l'écrêtage est également appelé "distorsion".
En revanche, le mot "saturation" traduit plutôt la sensation produite par un son très distordu.
Théoriquement simple à réaliser depuis l'avènement du transistor 🧪, l'écrêtage pur donne pourtant un résultat médiocre et peu musical 🎧. Trop brutal pour nos oreilles !
Mais voici où se situe la supériorité des lampes 💡 : elles possèdent un taux de compression naturel, dû à leur conception moins robuste et à leur vieillissement. C’est grâce à ce composant "moins parfait" que le son du rock 🤘 a évolué.
La distorsion à lampes adoucit les angles du signal crénelé, donnant un son perçu comme plus chaud, plus vivant et plus naturel 🔥🎶.
Le réglage de toute distorsion repose sur un seul paramètre : le gain 🎛️. Plus on le pousse, plus l'écrêtage est important. Ensuite, il reste à modeler le son via l'égalisation 🎚️ (réglage des fréquences médium, graves, aigus).
🔥 2. Les composantes d’un son distordu
Le son de Hendrix 🎸 tenait autant de son jeu que de son matériel : Fuzz Face, amplis Marshall, HP Fender, Wah-wah… Chaque élément compte dans la chaîne sonore 🔗.
Page joue encore sur Vox AC30 🎛️. Slash utilise des murs d’amplis Marshall 🔥. Brian May, lui, obtient un son colossal avec de petits amplis 💥.
👉 Conclusion : un son distordu dépend totalement des maillons de la chaîne :
- 🎸 Micros
- 🔌 Câbles
- 🎛️ Pédales d’effets
- ⚙️ Préamplis
- 🔊 Amplis de puissance
- 📢 Haut-parleurs
🎚️ Les catégories de distorsion
On peut diviser la distorsion en trois grandes familles :
- Clean ✨ : son clair, non coloré par le gain.
- Crunch 🌤️ : légère distorsion. Jeu léger = son clair. Jeu appuyé = légère coloration. Idéal Blues et Soft-Rock.
- Overdrive 🔥 : distorsion douce et compressée, typique des amplis britanniques type Marshall. Parfait pour le Blues et le Rock.
- Distorsion ⚡ : plus riche en harmoniques. Polyvalente (Blues-Rock, Rock, Hard-Rock FM).
- Fuzz 💣 : distorsion forte et sale. Rock, Grunge.
- Saturation 🚀 : distorsion agressive à fort volume. Grunge, Hard-Rock, Metal, Thrash.
🎧 Il n’existe pas de règles fixes : les classifications évoluent avec les styles et les époques. Un son ultra-saturé des années 60 peut sembler très modéré aujourd’hui !