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    dimanche 9 septembre 2012

    Évolution des arts



    Le haut Moyen-Âge : de l’an 500 à 1000

    — Le haut Moyen-Âge dure de l’an 500 à l’an 1000.
    — C’est une période émaillée de conflits entre des styles différents : les grecs et les romains d’un côté et les barbares de l’autre.
    — L’art est religieux et se trouve essentiellement dans les monastères.


    1. Les barbares

    Exemple d’art barbare : les barbares aimaient les motifs compliqués, notamment de mystérieux entrelacs de dragons ou d’oiseaux.


    2. L’art religieux

    Les barbares ont eu une grande influence sur l’art religieux. 
    Voici un exemple trouvé dans un livre chrétien contenant des passages de l’Évangile : l’évangéliaire de monastère de Lindisfarne, datant environ de l’an 700.
    Les motifs se répondent avec une grande précision dans une harmonie complexe de formes et de couleurs. On retrouve les fameux entrelacs des barbares...


    3. La tradition de l’art « classique » (c’est l’art des romains)


    Voici la Cathédrale d’Aix-la-Chapelle, consacrée en 805 et construite à la demande de Charlemagne. C’était d’ailleurs sa résidence. Il se considérait comme le successeur des empereurs romains, qui symbolisaient à l’époque le pouvoir absolu, « l’exemple à suivre ». Il a donc imité l’église de Ravenne (en Italie : empire romain).


    4. L’artiste du Moyen-Âge

    Les artistes n’avaient pas pour but de créer des images fidèles de la nature ou de faire de belles choses ; ils voulaient avant tout communiquer à ceux qui pratiquent la même religion la lettre et l’esprit de l’histoire sainte.


    L’exemple ci-dessus illustre un passage de la bible : 
    Pierre lui dit : “Toi, Seigneur, me laver les pieds !”. Jésus lui répondit “Si je ne te lave pas, tu n’auras point de part avec moi.”
    Dans “Le lavement des pieds”, de l’évangéliaire (livre religieux) d’Othon, vers l’an 1000, l’artiste a carrément tordu la jambe de Saint-Pierre pour poser le pied en évidence. La cuvette pleine d’eau n’est même pas ronde ! Peu importe si ce n’est pas très beau, il atteint son but : transmettre le message religieux de l’humilité.


    5. Le chant grégorien

    Pour finir, je vous propose l’écoute d’un chant grégorien. Il s’agit d’un chant religieux. La musique de Moyen-Âge qui a été conservée et retrouvée se trouvait dans les monastères. Elle est donc chantée par un choeur d’hommes (des moines à l’époque) et à l’unisson. Le texte est en latin. 
    Cette musique avait une fonction : permettre la mémorisation et la transmission des textes religieux (ceux de la liturgie : les lectures de la messe).



    La fin du Moyen-Âge : de l’an 1000 à 1453

    1. Les XI° et XII° siècles

    L’Église milite et souhaite convertir un maximum de personnes.


    Voici un exemple d’art roman, avec la façade de l’église de Saint-Trophime à Arles, dont la construction a été achevée en 1180. 
    La forme arrondie de l’arc (au dessus de la porte) est typique de l’art roman. Toutes les sculptures contribuent à l’instruction religieuse. En effet, rares étaient ceux qui savaient lire. L’image avait donc une importance prépondérante.


    2. Le XIII° siècle

    L’Église triomphe et son art atteint son apogée. La cathédrale de Reims (ci-dessous), symbole du gothique, est le lieu du sacre des rois de France.
    Ici, ce sont les arcs en ogive (pointus) qui sont caractéristiques du gothique.



    3. Le XIV° siècle

    Les cités étaient devenues des centres commerciaux. Les bourgeois s’étaient donc enrichis. Ils pouvaient alors revendiquer plus d’indépendance par rapport à l’Église et aux seigneurs féodaux. 
    Ils avaient développé un goût plus prononcé pour le raffinement que pour la grandeur des édifices.
    Le palais des Doges à Venise montre l’intérêt des architectes pour des édifices civils.




    La Renaissance : 1453 à 1600

    Plafond de la Chapelle Sixtine, au Vatican


    1. Les pays du Nord de l’Europe

    Les peintres, notamment Van Eyck, élaborent une méthode pour reproduire la nature avec une précision quasi scientifique. On peut ici admirer avec quelle précision les tissus sont représentés. Egalement, au centre et au second plan du tableau, un miroir dans lequel le peintre fait refléter son tableau (et en miniature, donc avec une difficulté technique extrême).



    2. Italie

    — Les artistes traitent la perspective de manière scientifique. Ce qui permet par exemple de ne pas confondre avec l’art du Moyen-Âge...
    — La connaissance de l’anatomie permet de représenter le corps humain dans toute sa beauté.
    — Les artistes italiens reprennent les formes des modèles de l’antiquité.
    — Dans le chef d'œuvre ci-dessous, Michel Ange a représenté David, une fronde à la main, juste avant son combat contre Goliath. Il mesure plus de 5 mètres de haut et il a été sculpté dans un bloc de marbre blanc.



    3. La musique

    La musique religieuse reste vocale et en latin. Par contre, la polyphonie devient très sophistiquée. L’exemple en écoute a été composé par Palestrina. L'œuvre combine 8 voix différentes avec une très grande subtilité.



    La fin de la Renaissance et le début du baroque

    Rome est alors le centre culturel européen où des artistes affluent de tous les pays et étudient les anciens maîtres de l’art avant de rentrer dans leur pays. Les 3 peintres que je vous présente ici ont tous travaillé ou séjourné à Rome. Chacun illustre une manière particulière d’envisager la peinture, pourtant un point commun typiquement baroque les réunit : la virtuosité (maîtrise parfaite de la technique) et l’exubérance (l’abondance) des peintures.


    Exemple 1 : L’incrédulité de saint Thomas, de Caravage (1602-1603). 
    “Le naturalisme” de Caravage s’exprime dans son désir de rendre fidèlement la nature. On observe cette toile presque comme une photographie. Il a su voir les scènes bibliques comme si elles s’étaient déroulées face à lui.



    Exemple 2 : L’aurore, de Reni (1614).
    De tous les artistes italiens formés à Rome, Reni était le plus célèbre. Il a peint cette fresque au plafond d’un palais romain. Elle représente l’Aurore qui précède le char du Soleil, autour duquel dansent de jeunes filles. Un petit génie, porteur d’une torche, symbolise l’étoile du matin. 
    Par opposition à la peinture réaliste de Caravage, Reni idéalise et embellit la nature à la manière de la sculpture antique (pensez aux statues grecques).



    Exemple 3 : Allégorie sur les bénédictions de la paix, de Rubens (1629-1630)
    Rubens était un peintre flamand (néerlandais). Les peintres flamands étaient réputés pour reproduire ce qu’ils voyaient (texture de chaque chose, les étoffes, le corps humain...). Ce tableau oppose les bienfaits de la paix aux horreurs de la guerre. Si l’on veut bien se donner la peine de fixer son attention sur toute la richesse des détails, on sent bien que pour Rubens, il s’agit d’une réalité vivante, alors que les personnages sont imaginaires. En effet, les divinités (comme Mars, Minerve, etc...) devenaient sous son pinceau des êtres vivants tels qu’il les voyait et tels qu’il les aimait.


    Arrivé à son apogée, l’art baroque pourrait être résumé en 4 caractéristiques fondamentales :
    — l’exubérance
    — l’exagération du mouvement
    — la surcharge décorative
    — le goût pour les effets dramatiques

    Prométhée (1737), un chef d'œuvre du sculpteur Adam, synthétise parfaitement toutes ces caractéristiques.




    Le Romantisme

    Friedrich, “le voyageur au dessus de la mer de nuages” (1817-1818)

    L’artiste romantique (du 19° siècle) n’est plus considéré de la même façon dans la société. Autrefois, les artistes les plus remarquables et célèbres étaient ceux qui recevaient les commandes officielles des nobles, des bourgeois, ou de l’Église. C’est seulement à partir du 19° siècle que les artistes non-officiels (ceux qui n’étaient au service de personne mais uniquement de l’Art) eurent du succès, mais malheureusement le plus souvent après leur mort. C’est pour cela que l’artiste romantique est tourmenté, incompris, solitaire...


    Exemple 1 : Jean Auguste Dominique INGRES, “la grande baigneuse” (1808)

    Ingres était le chef de file des conservateurs (ceux qui peignaient avec les techniques du passé). Il méprisait l’improvisation et le désordre et adorait la précision absolue dans l’étude du modèle vivant. L’exemple 1 montre sa science du modelé et de la clarté de ses compositions.



    Exemple 2 : Eugène DELACROIX, “Fantasia arabe” (1832)

    Delacroix fut le porte-drapeau des peintres plus passionnés qui trouvaient que la perfection glacée de Ingres était insupportable. Il n’acceptait pas les règles et les normes académiques. Il pensait qu’en peinture, la couleur était plus importante que le dessin, l’imagination que le savoir. L’exemple 2 est le contraire de Ingres : pas de contours nets, pas de nus soigneusement modelés. Le véritable but du peintre est de nous faire prendre part à l’intensité de l’instant, de nous faire partager sa joie devant cette scène pittoresque.



    Exemple 3 : Jean-Baptiste Camille COROT, “Les jardins de la villa d’Este à Tivoli (1843)

    Le paysagiste français Corot forme un pont entre les deux conceptions opposées de Ingres et Delacroix. Corot chercha au départ à rendre la réalité aussi fidèlement que possible (à la manière de Ingres), mais la vérité qu’il souhaitait saisir était quelque peu différente. L’exemple 3 montre qu’il se concentrait moins sur les détails que sur la forme générale et le ton de ses motifs (à la manière de Delacroix), pour évoquer la chaleur et le calme d’une journée d’été dans le Midi.



    1900-1950 : l’art moderne, un art d’expérimentation

    Ben Nicholson “bas relief” (1934)



    Exemple 1 : Rockefeller Center à New-York (1931-1939)

    Certains artistes s'efforcent de faire ce qu'aucun artiste n'aurait imaginé auparavant, d'autres s'en tiennent à la nostalgie du bon vieux temps... En architecture, aux USA, les progrès techniques permirent l'édification de gratte-ciel. Les architectes-ingénieurs ont chois de rejeter les ornements et ont préféré la simplicité, le dépouillement, la pureté des volumes simples.

    Exemple 2 : Edvard Munch, “le cri”

    L'expressionnisme pourrait se résumer en un mot : exagération. L'exagération consiste à déformer la réalité pour exprimer une émotion, un sentiment... Dans l'exemple 2, Munch exprime la transformation de nos sensations sous l'influence d'une émotion soudaine. Toutes les lignes convergent vers un seul point : la bouche ouverte dans un cri. On dirait que le paysage lui-même prend part à l'émotion et à l'angoisse du visage tout convulsé comme un croquis de caricaturiste. Les yeux écarquillés, le menton creux font penser à une tête de mort !


    Exemple 3 : Kandinsky  “squares with concentric rings”

    L'art abstrait (ou "non-figuratif") refuse de représenter la réalité. L'exemple 3 montre les premiers exemples d'art abstrait, réalisés par un peintre russe : Kandinsky.

    Exemple 4 : Picasso,  “Le joueur de guitare”

    Comment construire une figure, un visage ou un objet avec quelques éléments très simples ? Comment donner du volume, de la profondeur ? Pablo Picasso invent le cubisme et voit la nature en termes quasi-géométriques : cubes, cônes, cylindres...


    Les 3 tableaux ci-dessous illustrent les 3 définitions que vous venez de lire attentivement (enfin j’espère).
    Exercice : retrouvez le style de chacun des 3 tableaux suivants. Choisissez parmi ces 3 possibilités : 
    — « expressionnisme »
    — « art abstrait »
    — « cubisme »







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    Item Reviewed: Évolution des arts Rating: 5 Reviewed By: nicolas martello
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